Accusations de dopage – Bradley Wiggins nie avoir «franchi la ligne éthique»
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Accusations de dopageBradley Wiggins nie avoir «franchi la ligne éthique»

Accablé par un rapport parlementaire britannique, l'ancien vainqueur du Tour de France a réagi, dénonçant notamment une «chasse aux sorcières».

Bradley Wiggins s'estime calomnié depuis les révélations le concernant.

Bradley Wiggins s'estime calomnié depuis les révélations le concernant.

AFP/Lionel Bonaventure

Sous le feu des critiques, Bradley Wiggins tente de se justifier. L'ancien cycliste a essayé de défendre sa probité lundi soir dans une émission de la BBC, quelques heures après la révélation d'un rapport parlementaire britannique accablant pour lui et son ancienne équipe, la Sky. Les élus reprochent à la formation britannique qui domine outrageusement les courses par étapes d'avoir utilisé des médicaments non pour soigner les coureurs malades, mais dans le but d'améliorer leurs performances.

«À aucun moment de ma carrière je n'ai franchi la ligne éthique, a déclaré Bradley Wiggins à la BBC. Quelqu'un essaie de me calomnier». Les médicaments qu'il a pris suivent un traitement médical débuté en 2003, a-t-il plaidé. «Ces allégations sont la pire chose dont je puisse être accusé», a expliqué l'ancien rouleur, qui s'est plaint «des conséquences horribles» de l'affaire sur sa famille et notamment sur ses enfants. «J'aurais plus de droits si j'avais commis un meurtre», a-t-il ajouté, fustigeant une «chasse aux sorcières».

L'Union cycliste internationale (UCI) a également réagi à cette affaire qui secoue le monde du cyclisme. Selon l'instance, cette polémique «renforce les inquiétudes de l'UCI à propos de l'abus potentiel des autorisations à usage thérapeutique (AUT)», ces dérogations qui permettent à des sportifs de prendre des médicaments normalement interdits. Bradley Wiggins et Christopher Froome en ont notamment bénéficié par le passé. Des «améliorations» sont envisagées dans ce système des AUT, dont le nouveau président de l'UCI, David Lappartient, avait plaidé pour l'abandon, en octobre dernier.

(jg/L'essentiel avec AFP)

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