A Bruxelles – «Brexit»: un accord avec l'UE «semble en vue»

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À Bruxelles«Brexit»: un accord avec l'UE «semble en vue»

L'Union Européenne a dévoilé mardi ses propositions et quelques garanties pour faire en sorte que le Royaume-Uni reste dans l'Union.

Les propositions de Bruxelles sont autant de réponses aux demandes de réformes de David Cameron.

Les propositions de Bruxelles sont autant de réponses aux demandes de réformes de David Cameron.

AFP

«Être ou ne pas être ensemble, telle est la question (...) à laquelle il faudra répondre dans les deux semaines à venir», a lancé le président du Conseil européen, Donald Tusk, en rendant publiques ses «propositions pour un nouvel accord avec le Royaume-Uni dans l'UE». Les propositions de Bruxelles, qui incluent aussi l'instauration d'un «carton rouge» que pourront brandir les parlements nationaux face à des projets européens, sont autant de réponses aux demandes de réformes de David Cameron.

«Notre communauté d'intérêts est bien plus forte que ce qui nous divise», a espéré M. Tusk, se disant conscient qu'il restait «des négociations difficiles» à venir. «Je suis convaincu que cette proposition est une bonne base pour un compromis», a poursuivi M. Tusk, alors que M. Cameron espère organiser dès juin un référendum s'il arrache un accord aux chefs d’État et de gouvernement de l'UE lors d'un sommet à Bruxelles, les 18 et 19 février. Il a promis de se faire l'avocat du maintien de son pays dans l'Union, si ses demandes étaient satisfaites.

«Encore du travail à faire»

Sur Twitter, M. Cameron a immédiatement salué mardi «de réels progrès dans les quatre domaines où le Royaume-Uni a besoin de changement». «Mais il y a encore du travail à faire», a estimé le dirigeant conservateur, qui n'avait pas hésité à faire monter les enchères en fin de semaine dernière. Un accord «semble en vue», a estimé le secrétaire d’État britannique aux Affaires européennes, David Lidington.

Bruxelles a proposé, mardi, un mécanisme de «sauvegarde» pour limiter pendant une période pouvant aller jusqu'à quatre ans les aides sociales aux travailleurs migrants intra-européens qui s'installent sur le sol britannique. M. Tusk a également promis à Londres de «respecter les droits et compétences» des pays qui ne sont pas membres de la zone euro. Il a présenté un «mécanisme» par lequel les neuf pays qui n'ont pas adopté la monnaie unique peuvent faire part de leurs inquiétudes et recevoir «les assurances nécessaires» sur les décisions des 19 autres États de l'UE qui l'utilisent.

Mais cela «ne constitue pas un véto et ne pourra retarder des décisions urgentes» en cas de crise financière, a assuré le président du Conseil européen, en précisant que les détails de son activation devaient encore être discutés. Sans surprise, les eurosceptiques ont critiqué mardi les propositions européennes, à l'instar du maire conservateur de Londres, Boris Johnson, qui a appelé à faire «bien davantage». D'après les sondages, les Britanniques restent très partagés. Le référendum pourrait être organisé le 23 juin, selon les médias.

(L'essentiel/AFP)

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