Industrie en Moselle – British Steel revendu sans l'usine d'Hayange

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Industrie en MoselleBritish Steel revendu sans l'usine d'Hayange

HAYANGE - Le rachat de British Steel par Jingye ne comprend pour le moment pas le site mosellan, puisque le gouvernement français n'a pas encore validé l'opération.

Le site d'Hayange ne fait pas partie de la transaction en voie d'être finalisée.

Le site d'Hayange ne fait pas partie de la transaction en voie d'être finalisée.

AFP/Patrick Hertzog

Le chinois Jingye va finaliser le rachat du groupe de sidérurgie en faillite British Steel, mais précise que la transaction ne comprend pas l'usine française d'Hayange, Paris n'ayant pas encore exprimé son avis sur l'opération. Jingye «a trouvé un accord pour finaliser son rachat de British Steel» au liquidateur public le 9 mars. La transaction n'inclut toutefois pas les parts de British Steel dans Redcar Bulk Terminal (RBT), terminal de chargement britannique, ou dans British Steel France et son usine d'Hayange, fait valoir un communiqué mardi, justifiant que «le gouvernement français n'a pas encore rendu son avis ou dit quand il comptait le donner».

Ce rachat va «préserver 3 200 emplois qualifiés à Scunthorpe (NDLR: la principale usine du groupe britannique), à Teesside et ailleurs», précise le chinois, qui ajoute que la finalisation de cette prise de contrôle va «débloquer un investissement promis de 1,2 milliard de livres pour moderniser le site et améliorer son efficacité énergétique». Jingye précise avoir accepté la suggestion du liquidateur public (Official Receiver), «soutenue par le gouvernement britannique, pour achever la transaction par étapes, d'abord les actifs britanniques et néerlandais puis les actifs français».

Après des mois de rebondissements et un premier rachat avorté par un repreneur turc, le syndicat britannique Unite s'est félicité de la finalisation de la transaction. «Les membres d'Unite British Steel vont se sentir soulagés aujourd'hui que l'accord soit finalement confirmé», ajoute le syndicat, dans un communiqué. Unite, avait fait connaître son soutien à l'offre de Jingye, estimant que l'alternative serait un démantèlement.

(L'essentiel/afp)

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