JO de Tokyo – Bruce Springsteen fier de sa fille médaillée d'argent

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JO de TokyoBruce Springsteen fier de sa fille médaillée d'argent

Le Boss peut être fier de Jessica, deuxième du concours d'équitation aux Jeux olympiques sur son Don Juan belge avec les États-Unis.

Le large sourire de Jessica Springsteen, deuxième par équipes avec les États-Unis.

Le large sourire de Jessica Springsteen, deuxième par équipes avec les États-Unis.

REUTERS

Médaillée d’argent par équipe, samedi à Tokyo, Jessica Springsteen a fait la fierté de son père, Bruce, le Boss, légende du rock aux États-Unis. Sa fille, 29 ans, qui montait son «Don Juan van de Donkhoeve», un étalon belge de 12 ans, a appelé ses parents, dans leur ferme équestre dans le New Jersey, pour partager son immense bonheur. Les Américains ont juste été battus en barrages par la Suède.

Son patronyme en faisait l’une des attractions médiatiques de ces Jeux olympiques. Mais Jessica Springsteen a montré qu’elle ne devait pas seulement sa notoriété à son statut de fille du «Boss», le surnom du célèbre chanteur américain. C’est surtout une cavalière qui progresse d’année en année dans la hiérarchie mondiale du saut d’obstacles (elle était 14e mondiale avant Tokyo).

La jeune Américaine a passé son enfance au vert après la décision de ses parents de délaisser le show-business californien pour le plus paisible New Jersey, à l’autre bout des États-Unis. «J’ai eu la chance de grandir dans une ferme, explique-t-elle. C’est ma mère qui m’a donné l’amour du cheval quand j’étais toute petite parce qu’elle-même était une excellente cavalière. Mon père ne m’a pas rendue célèbre. Dans le monde de l’équitation, on ne me juge pas sur mon nom».

«Mon père ne m'a pas rendue célèbre»

La maman, Patti Scialfa, n’est autre qu’une des musiciennes du E Street Band, le groupe qui accompagne sur scène Bruce Springsteen. L’interprète de «Streets of Philadelphia», lui aussi passionné de chevaux, monte à l’occasion et prend son temps pour aller voir sa petite princesse lors des compétitions. Les trajectoires se croisent dans l’autre sens parfois, comme lorsque le rockeur l’a fait monter sur la scène de Bercy pour quelques pas de danse sur «Dancing in the Dark» en 2012.

«Je les ai contactés par Face time très rapidement», a expliqué celle qui a remporté cette médaille avec Laura Kraut et McLain Ward. «Ils criaient tous et je ne pense pas que nous ayons compris un mot que ce qu’on se disait. Mes parents étaient tout excités». La jeune femme a réalisé le rêve de toute une vie de participer aux Jeux olympiques après avoir été désignée comme remplaçante à Londres en 2012.

Désormais installée en Belgique depuis plusieurs années, Jessica Springsteen a construit une relation forte avec son étalon, Don Juan van de Donkhoeve. «Il incarne tout ce que je souhaite dans un cheval de compétition, soulignait-elle dans USA Today. Il y a tant de confiance dans notre relation et il est si puissant qu’il donne l’impression de faire les choses sans effort. Je peux vraiment compter sur lui.» La cavalière a pris date pour Paris 2024 et Los Angeles 2028, sa ville natale.

(L'essentiel/Sport-Center)

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