Frontières de Schengen – Bruxelles va proposer des mesures à Athènes

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Frontières de SchengenBruxelles va proposer des mesures à Athènes

La réunion de mardi doit marquer l'adoption formelle d'un rapport accablant pour la Grèce, en matière de gestion de l'afflux de migrants à sa frontière avec la Turquie.

Des migrants syriens à leur arrivée en Grèce.

Des migrants syriens à leur arrivée en Grèce.

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La Commission européenne va proposer mardi des mesures pour que la Grèce remédie aux «graves lacunes» de sa gestion de l'afflux de migrants à sa frontière avec la Turquie, aux confins de l'espace Schengen. Elle se base sur un rapport accablant pour Athènes. Il s'agit d'une nouvelle étape formelle dans la lourde procédure qui pourrait autoriser, à terme, certains pays à rétablir des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen pour une période exceptionnellement longue pouvant aller jusqu'à deux ans.

Le collège des commissaires européens «proposera une recommandation au Conseil (où sont représentés les États membres de Schengen) avec les mesures à prendre pour remédier à la situation» en Grèce, a indiqué lundi devant la presse le porte-parole de l'exécutif européen, Margaritis Schinas. Mais le contenu de cette première recommandation, qui sera adoptée par les commissaires réunis à Strasbourg lors d'une session plénière du Parlement européen, ne sera pas public et «assez général», a précisé une autre porte-parole. Des mesures plus détaillées seront proposées ultérieurement.

Des contrôles trop laxistes

La réunion de mardi doit marquer l'adoption formelle d'un rapport accablant pour Athènes, dont les conclusions ont été dévoilées mercredi dernier par la Commission. Entre-temps, un comité d'experts des États membres a donné son feu vert pour que la procédure puisse se poursuivre. Le rapport, basé sur une visite de terrain effectuée en novembre, a conclu que la Grèce avait «sérieusement négligé ses obligations» dans la gestion de sa frontière extérieure de l'espace Schengen. Athènes aurait ainsi mis en péril le fonctionnement de la zone de libre circulation.

La Grèce, devenue la principale porte d'entrée de flux de migrants, se voit notamment reprocher l'absence d'«identification et d'enregistrement effectifs des migrants irréguliers». Les «relevés d'empreintes digitales ne sont pas systématiquement» insérés dans le fichier prévu et «les documents d'identité pas systématiquement contrôlés pour vérifier leur authenticité», est-il souligné.

(L'essentiel/AFP)

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