«Geluck enfonce le clou» – «C'est Geluck qui sort ses griffes»
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«Geluck enfonce le clou»«C'est Geluck qui sort ses griffes»

Avec cet ouvrage qui n'est pas politiquement correct, Philippe Geluck fouette son lecteur à coups de ronces et d'orties. Et ce lecteur en redemande!

L'essentiel: Textes et dessins inadmissibles, tout est dit dans le sous-titre de «Geluck enfonce le clou»...

Philippe Geluck: C'est encore plus fort que le «Geluck se lâche» d'il y a deux ans. Je me suis énormément lâché dans ce livre où je ne me suis rien interdit. Les lecteurs me disent aimer quand j'y vais fort, alors j'ai décidé d'y aller encore plus fort.

C'est la face cachée du papa du Chat qu'on découvre.

C'est mon penchant naturel pour l'humour bête et méchant qui ressort. Ça part dans tous les sens et ça tape sur tout parce que je reste un révolté, un sale gamin, un indigné. Cela vient de mon éducation avec des parents militants communistes.

C'est quand même un gros pavé dans la mare.

Je ne suis ni théoricien ni politicien. Je pense qu'on peut et surtout qu'on doit rire de tout. Au diable le politiquement correct, les bien-pensants et le retour à la morale. Quand l'étau se resserre, il ne faut jamais hésiter à faire sauter tous les verrous. Le lecteur est prévenu dans les «conditions générales» en préface. Je n'y vais pas avec le dos de la petite cuillère. S'il m'accompagne, qu'il ne vienne pas, après, se plaindre.

Votre image de «gendre idéal» et de dessinateur gentil va en prendre un coup.

Au contraire! Les gens n'attendent que ça. Dans une société aseptisée, il y a la place pour la rébellion, pour l'humoir noir, pour le deuxième et le troisième degrés.

On vous sent heureux et libéré avec ce livre.

C'est à la fois jubilatoire et libératoire de revenir à la transgression comme le faisaient les mecs de «Hara-Kiri» ou Coluche. Alors qu'un jeune ne pourrait pas se le permettre, j'use et j'abuse de ma notoriété pour m'aérer et aérer la tête de mes lecteurs.

Sur la dernière de couverture, vous retrouvez Le Chat après l'avoir abandonné.

Après m'être aussi sauvagement défoulé, c'est un retour à la tendresse. Même s'il arrive de plus en plus souvent au Chat de moins ronronner et de sortir les griffes.

Recueilli par Denis Berche

«Geluck enfonce le clou». Philippe Geluck. Casterman.

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