Jeu de société – C'est la ruée sur le Monopoly Luxembourg

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Jeu de sociétéC'est la ruée sur le Monopoly Luxembourg

LUXEMBOURG - Le Monopoly Luxembourg fait un carton. Édité à 6 000 exemplaires, il frôle la rupture de stock.

Le Monopoly Luxembourg est en vente depuis mi-octobre à 50 euros.

Le Monopoly Luxembourg est en vente depuis mi-octobre à 50 euros.

Implanter son hôtel sur le chemin de la Corniche pour moins de 1,5 million, s'offrir une maison dans la Grand-Rue ou acheter le château de Vianden et la Philharmonie. L'idée a de quoi faire rêver quand beaucoup peinent à trouver un appartement dans la capitale.

Pourtant, c'est devenu possible - enfin sur un plateau de jeu - grâce au Monopoly Luxembourg, relancé à l'initiative de la famille Ernster, qui dirige les librairies éponymes. «Un Monopoly Luxembourg existait en 2001 et dans le cadre du développement de notre entreprise, nous avons eu l'idée le relancer. À l'époque, il n'était que luxembourgeois, mais désormais sa version en trois langues permet de l'offrir à l'étranger, aussi pour les frontaliers», insistait Paul Ernster, qui représente la 5e génération de la famille.

Le Palais grand-ducal, le plus cher

En luxembourgeois, français et anglais, le jeu a été mis sur pied avec Winning Moves et Hasbro. Et des entreprises comme le Groupe Arnold Kontz, POST, Lalux Assurances ou encore le centre commercial de la Belle Étoile se sont offert leur case. La BIL s'invite même sur les billets et les «relevés de comptes». Côté transports, tram, funiculaire, bus et vélo ont poussé les voitures au garage.

Le Palais grand-ducal a (forcément) hérité de la case la plus chère, tandis que la villa Vauban ou Neumünster sont plutôt «bon marché». Si certains s'en amusaient sur les réseaux, le jeu n'intègre pas encore de hausse des prix à chaque tour pour être plus réaliste. Et ses pions restent classiques. Dommage, remporter une partie avec la Gëlle Fra aurait eu de l'allure.

Une réédition en 2022

Ceux qui le recevront sous le sapin pourront remercier le père Noël de s'y être pris à temps! Car, en trois semaines, les 6 000 boîtes sont déjà presque toutes vendues. Les librairies Ernster sont en rupture de stock. La crise sanitaire avait poussé la marque à se montrer prudente sur les volumes.

«Mais nous avons sans cesse des demandes. Nous aurions pu commander directement le double», poursuit Paul Ernster, qui précise: «Les 50 boîtes qui avaient été prévues pour l'ouverture du magasin de Mersch sont parties en trois heures». Seuls quelques supermarchés en ont encore. Et une réédition de 6 000 exemplaires est déjà prévue en avril 2022.

(Nicolas Martin/L'essentiel)

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