The XX – «C'est un heureux accident»

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The XX«C'est un heureux accident»

Le trio londonien The XX, qui a sorti son second album, sera en tête d'affiche du Sonic Visions, ce week-end.

L’essentiel: Dans quel état d’esprit avez-vous abordé le second album?

Romy (chanteuse/guitariste): Nous avions beaucoup tourné dans la foulée de notre premier album, et nous étions vraiment excités à l’idée d’écrire à nouveau de nouveaux morceaux ensemble, après avoir vécu toutes ces expériences, et écouté beaucoup de musiques différentes.

Vous êtes désormais plus confiant en tant que groupe?

Oui, déjà en tant que personnes, nous avons mûri, puis en nous produisant autant sur scène et en étant souvent en première ligne, nous avons gagné en confiance. Et le groupe entier en bénéficie.

Le son de The XX est unique. D’où vient-il?

C’est venu spontanément, nous ne nous sommes jamais assis autour d’une table en nous demandant quel style de son jouer. Notre façon de jouer et nos rythmes convergent vers un son assez minimaliste. Et au départ, nous ne nous sentions pas de jouer des choses trop compliquées, surtout en live. C’est en quelque sorte un heureux accident.

Comment se construisent ces dialogues entre la voix d’Oliver et la vôtre?

Au départ Oliver écrivait ses textes, et il me les envoyait en me laissait y réagir et les adapter à ma façon. Mais sur ce nouvel album, nous avons commencé à écrire davantage ensemble, ce qui est au final une bonne chose. C’est mon ami de toujours, et nous sommes vraiment à l’aise l’un par rapport à l’autre.

Les beats de Jamie Smith sont variés. Comment les choisissez-vous?

Nous travaillons ensemble, il développe des sons et nous essayons de voir ce qui fonctionnerait le mieux avec la basse et la guitare. Jamie est quelqu’un de très ouvert, il apporte beaucoup d’idées, il est capable d’emmener notre son dans différentes directions, c’est ce qui fait la richesse de cette collaboration. Il travaille sur plusieurs projets, il apprend beaucoup et acquiert de l’expérience.

Votre musique, assez intime, est difficile à adapter au live?

Nos chansons ont toujours été écrites dans le but d’être jouées sur scène, même si nous n’étions pas forcément à l’aise au départ. Par rapport à une écoute domestique ou au casque, ce sont d’autres facettes de notre musique qui ressortent en live, le beat et la basse jouent un rôle plus important.

De petits clubs, vous êtes passés aux festivals. Une préférence?

Ce sont deux choses relativement différentes. Les clubs peuvent parfois être beaucoup plus effrayants que les grosses scenes, car les gens vous regardent droit dans les yeux, et cela peut être assez terrifiant. Ça risque moins d’arriver lorsque nous jouons devant des milliers de spectateurs (rires).

Recueilli par Cédric Botzung

The XX, vendredi, 21 h, au Sonic Visions, à la Rockhal, Esch-Belval. Entrée: 30 euros

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