Décès de Jean-Luc Delarue – «C'est un symbole de la télé qui s'en va»

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Décès de Jean-Luc Delarue«C'est un symbole de la télé qui s'en va»

Une multitude de personnalités ont exprimé leur peine jeudi suite au décès de Jean-Luc Delarue dans la nuit de jeudi à vendredi.

La mort du célèbre animateur français emporté à 48 ans des suites d'un cancer à l'estomac a provoqué une vague d'émotion chez ses nombreux confrères. Ceux-ci lui ont publiquement rendu hommage.

Pour la journaliste Laurence Ferrari qui s'est exprimée sur BFMTV, Jean-Luc était un homme d'exception. «J’ai envie de rendre hommage, non seulement à l’homme de télé, c’était un vrai enfant de télé, mais aussi à l’homme qui était tellement humain et très attentif à ses salariés. C’était quelqu’un de fidèle en amitié, j’ai l’impression d’une forme de fraternité avec lui», a-t-elle dit au micro de RTL.

L'ex-présentatrice de JT de TF1 ajoute: «Je suis très émue car c'est quelqu'un que je connais depuis longtemps et on s'est suivi comme ça tout au long de notre parcours respectifs avec les hauts et les bas, il a toujours été là et moi j'ai toujours essayé d'être là pour lui donc c'est d'abord beaucoup d'émotion pour moi ce matin.»

Vincent Mc Doom présente ses condoléances

Elle précise que le présentateur de télévision «était un work addict, c'était quelqu'un qui travaillait 12h 15h par jour, il adorait ça et au-delà du métier il aimait les gens et c'est ce qui m'a beaucoup appris. Il m'a dit la première fois que j'ai travaillé avec lui, écoute les gens, les questions c'est important mais écoute les réponses et tu t'adaptes aux réponses.» Laurence avoue avoir beaucoup appris de son confrère: «Ça c'est un enseignement qui m'a servi tout au long des années. Les autres l'intéressaient et c'est ça que je retiens de lui. C'était quelqu'un de profondément humain, ultra-sensible, écorché vif et une vitalité et une force de travail incroyable.»

De son côté, Vincent McDoom, qui avait été invité dans l'émission de l'animateur de «Ça se discute», il y a quelques années, a tweeté: «Tout mon entourage et moi-même présentons nos condoléances à la famille de Jean-Luc Delarue.»

«Il a amené un nouveau ton à la télévision»

Quant à Jean-Pierre Elkabbach, ancien patron de France Télévisions et d'Europe 1, sur iTélé, il ne cache pas sa peine. «Sa mort est injuste, elle frappe quelqu'un au talent immense. Il ne voulait pas donner de lui l'image d'un homme affaibli, il était combatif.»

Marc-Olivier Fogiel, animateur, sur iTélé est aussi très touché par cette disparition: «Il a amené un nouveau ton à la télévision, un nouveau rythme. Il fait partie des gens qui ont inventé une nouvelle façon de parler, presque de vivre. On n'était pas amis mais bon collègues de travail, c'était un énorme de bosseur, c'est aussi ça qu'il a amené à la télé: peut-être moins de facilité que les anciens qui jouaient sur leur personnalité. Il a amené des méthodes de fabrication peut-être un petit peu plus travaillées. Il avait cette double casquette de détente et de rigueur. On est tous un peu sous le choc car c'est un symbole de la télévision qui disparaît.»

«C'est quelqu'un que j'aimais beaucoup»

Pierre Lescure, ancien patron de Canal +, sur BFMTV, gardera un souvenir rempli d'admiration pour Jean-Luc: «C'est sans doute l'un des garçons qui nous a le plus sidéré par son accomplissement, déjà lorsqu'il s'est pointé à Canal alors qu'il devait avoir 25 ans. Il y avait déjà une précision, il y avait déjà ce sourire et cet œil précis dans ce visage extrêmement séduisant. Il y avait une volonté d'être précis, d'être cursif, d'être exemplaire et en même temps compris par tous qui était incroyable pour un môme de ce genre.»

Pour Christophe Dechavanne, Jean-Luc Delarue était bien plus qu'un confrère: «J'ai appris cette catastrophe à laquelle on pouvait s'attendre parce que le cancer est une énorme merde, donc peu de gens peuvent s'en sortir. Ce cancer est décidément une maladie de merde. Cette fois-ci j'ai trouvé que c'était épouvantablement foudroyant, confie l'animateur français. J'ai connu Jean-Luc Delarue il y a très longtemps, j'ai monté sa boite. C'est quelqu'un que j'aimais beaucoup et qui me faisait beaucoup rire. On s'entendait très bien.»

Sophie Davant, qui a remplacé au pied levé l'animateur dans l'émission «Toute une histoire», sur France 2 suite à ses problèmes de drogue, est effondrée depuis qu'elle a appris son décès. «Il avait une résistance exceptionnelle, je pensais qu'il vaincrait ce combat contre la maladie», a confié l'animatrice qui précise avoir pour lui «une admiration profonde, un profond respect.» Elle ajoute: «C'est lui qui a importé cette télé testimoniale avec brio, avec des émissions comme «Ça se discute» et «Toute une histoire». Je retiens de lui une intelligence hors du commun, une intelligence vive, rapide, perspicace. C'était un entrepreneur incroyable, un meneur d'équipe. J'étais admirative devant ce parcours, hélas il a payé cher sa réussite.»

(L'essentiel Online/Ludovic Jaccard)

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