Décès d'Isabelle Caro – «C'était une damnée!»

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Décès d'Isabelle Caro«C'était une damnée!»

Le photographe italien Oliviero Toscani n'est pas tendre en évoquant la mort du mannequin anorexique.

L'annonce du décès d'Isabelle Caro a ému la planète entière. Tout le monde a encore en tête la campagne d'affichage choc qui dénonçait les dangers de l'anorexie. L'auteur des photos, le très controversé photographe italien Oliviero Toscani, n'en est pas à son coup d'essai. Les publicités osées de Benetton, c'était déjà lui. Il se souvient de sa collaboration avec la défunte, et ne mâche pas ses mots.

«Hélas, je n'ai pas un bon souvenir d'Isabelle, nous confie Oliviero Toscani. C'était une femme très malade, en premier lieu dans sa tête, avant même de l'être dans son corps comme toute anorexique. Elle était très égoïste et très imbue d'elle-même, et cela jusqu'à sa mort.»

«Aucun autre talent que d'être anorexique»

«Son problème: elle n'a jamais compris qu'elle n'était pas mannequin! C'était une fille malade, une malade en phase terminale. Les médias non plus n'ont jamais compris ça», tonne-t-il. «Elle pensait pouvoir avoir du succès en tant qu'actrice, mais elle s'est montée la tête. Elle n'avait aucun autre talent que celui d'être anorexique. En cultivant sa maladie à l'extrême dans la presse, elle est devenue victime d'elle-même. C'était une damnée et les médias ont contribué à sa mort!»

Dans le cadre de la campagne contre l'anorexie qui mettait en scène Isabelle Caro, le photographe a rendu visite à des dizaines de femmes malades. «Nous nous sommes rendus dans plusieurs hôpitaux en France, en Italie et en Allemagne pour choisir un témoin de la maladie, nous explique-t-il, jusqu'à tomber sur elle. Nous l'avions choisie pour ses traits typiques des personnes souffrant d'anorexie avancée, avec ses yeux qui semblaient sortir de leurs orbites».

Oliviero Toscani a cessé d'être en contact avec elle après s'être aperçu qu'«elle jouait sur ça». Il l'accuse de s'être servie de sa maladie, alors que pour lui l'anorexie est «un vrai problème très complexe et social, qu'il faudrait combattre autrement».

L'essentiel Online/Francesco Brienza

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