Banque espagnole – CaixaBank: OPA sur la banque portugaise BPI

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Banque espagnoleCaixaBank: OPA sur la banque portugaise BPI

La banque espagnole a annoncé lundi le lancement d'une OPA sur BPI, quatrième banque portugaise, dont elle contrôle déjà 44,1%.

La banque BPI est la quatrième banque du Portugal.

La banque BPI est la quatrième banque du Portugal.

CaixaBank «lancera une offre publique d'acquisition d'actions volontaire à un prix de 1,113 euro en numéraire sur toutes les actions qu'elle ne contrôle pas dans la banque BPI», a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué. Cette offre valorise la banque portugaise à 1,622 milliard d'euros. L'OPA de CaixaBank intervient après l'échec dimanche de l'accord annoncé une semaine auparavant entre les deux principaux actionnaires de BPI, CaixaBank et la femme d'affaires angolaise Isabel dos Santos. Cet accord prévoyait que Santoro Finance, holding de Mme dos Santos, cède à CaixaBank sa part dans BPI et prenne en échange le contrôle de BFA, filiale angolaise de BPI exposée à la dette de l'Etat angolais.

L'offre de 1,113 euro par action est inférieure à celle de 1,329 euro qu'avait faite la Caixa il y a un an dans une OPA que la fille aînée du président angolais José Eduardo dos Santos avait fait capoter. Elle est également inférieure au dernier cours de clôture de l'action, suspendue il y a une semaine alors qu'elle valait 1,191 euro. L'OPA de CaixaBank est soumise à l'autorisation de la commission des opérations en Bourse et, surtout, à la modification des statuts de la BPI, qui limitent les droits de vote des actionnaires à 20% indépendamment de leur part du capital. Cette limite a permis jusqu'à présent à Santoro Finance, deuxième actionnaire de BPI avec près de 20% du capital, de contrer les projets de la Caixa, pourtant actionnaire majoritaire. Un décret permettant de mettre fin aux restrictions des droits de vote des actionnaires, qui existent actuellement dans huit banques portugaises, a été promulgué lundi par le président Marcelo Rebelo de Sousa. Le texte, adopté jeudi par le gouvernement socialiste, entrera en vigueur au 1er juillet et prévoit un régime transitoire d'une durée de six mois.

«Les conditions sont réunies pour que la question d'une séparation de BPI et de BFA ou d'une réduction du poids de la BFA dans l'univers BPI, soit réglée avec succès assez rapidement», a commenté lundi le Premier ministre Antonio Costa, en déplacement à Paris. La BCE avait donné à BPI jusqu'au 10 avril pour réduire son exposition à la dette angolaise. Dans le communiqué annonçant son OPA, CaixaBank demande à la BCE un nouveau délai pour remplir les conditions des nouvelles règles européennes de supervision bancaire. La banque espagnole explique dans son communiqué qu'elle attend de la prise de contrôle de BPI des synergies qui permettront dès la première année une augmentation de 8% du bénéfice récurrent par action. A la clôture, l'action CaixaBank à la Bourse de Madrid chutait de 2,99% à 2,60 euros alors que l'indice Ibex 35 perdait 0,35%.

(L'essentiel/AFP)

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