Football féminin - Euro-2017 – Camille Abily sauve les Bleues du fiasco

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Football féminin - Euro-2017Camille Abily sauve les Bleues du fiasco

À 10 contre 11, les Bleues ont arraché leur qualification pour les quarts de finale grâce à leur match nul contre la Suisse (1-1), mercredi, à Breda.

Camille Abily (à gauche) a réalisé un exploit en fin de match.

Camille Abily (à gauche) a réalisé un exploit en fin de match.

AFP/Tobias Schwarz

L'élimination et le fiasco d'une campagne européenne ratée ont été évités de justesse. Qui mieux que Camille Abily, joueuse la plus capée des Bleues en activité, pour endosser le rôle de sauveuse de la patrie? Tout proche du désespoir jusqu'au dernier quart d'heure de jeu, après un scénario cauchemar en première période, la n°10 a délivré ses partenaires en transformant un coup franc provoqué par Eugénie Le Sommer (76e). Grâce à ce match nul, aussi poussif que précieux, l'équipe de France est parvenue non seulement à porter sa série d'invincibilité à 14 matches (8 victoires, 6 nuls), mais surtout à s'épargner une crise majeure à deux ans de «son» Mondial-2019, organisé à domicile.

Mais avec le triste bilan de cinq modestes points dans la poule jugée sur le papier comme la plus faible de la compétition, elles n'ont pas su justifier leur statut de n°3 mondiale en terminant 2e derrière l'Autriche, à défaut d'avoir réussi à faire aussi bien que les deux dernières éditions, à savoir une qualification minimale pour les quarts de finale. Mais que ce fut laborieux! Ce qui a failli tout gâcher? La mauvaise habitude chronique qui a plombé les Bleues depuis le début de la compétition: une entame de match quasi parfaite suivie d'un inexplicable trou noir lourd de conséquences.

Expulsion

Sur un ballon anodin, Karchaoui tente dans sa partie de terrain un dribble pour se défaire du pressing mais son vis-à-vis l'accroche suffisamment pour l'empêcher de reprendre. L'arbitre ne siffle pas, et Bachmann, lancée vers le but, pousse Périsset à la faute. En position de dernière défenseur, la latérale a été logiquement exclue (18e). Erreur individuelle, sanction immédiate. Et dire que Sarah Bouhaddi, auteur d'une relance qui avait failli coûter aussi cher lors du dernier match, avait prévenu ses coéquipières dans ce domaine...

Mais le prix à payer est devenu encore plus lourd, car sur le coup franc qui a suivi, Moser, auteur d'une inspiration géniale, a servi contre toute attente Crnogorcevic dans la surface, et dont la tête n'a laissé aucune chance à Bouhaddi (19e). Malgré ce gros coup derrière la tête, Olivier Echouafni a laissé ses joueuses en l'état jusqu'à un changement à la 71e minute, et l'entrée de Marie-Laure Delie à la place de Lavogez. Si Camille Abily, en position de n°10, a réussi à mettre une frappe vicieuse, qui a obligé Thalmann à mettre en corner (29e), le pari du sélectionneur français n'a cessé de tenir un fil proche de rompre à tout moment. Mais la n°10 des Bleues, qui avait justement travaillé les coups de pieds à l'entraînement cette semaine, a su se montrer plus adroite au moment où ses partenaires ne semblaient plus y croire.

Que cela soit l'Angleterre, épouvantail du groupe D, ou l'Espagne, les Françaises sont condamnées à faire mieux pour espérer s'en sortir une nouvelle fois.

(L'essentiel/AFP)

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