Carnage dans le Caucase

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Carnage dans le Caucase

Au moins 20 personnes ont trouvé la mort ce lundi dans un attentat suicide à Nazran, en Ingouchie.

Le crime a été commis à l’aide d’une camionnette remplie d’explosifs, dans cette république instable du Caucase en proie à une rébellion islamiste qui multiplie les attaques contre les autorités. L'attaque s'est produite au moment où les policiers étaient rassemblés dans la cour pour une réunion.

Vers 5h GMT (7h au Luxembourg), "une camionnette a défoncé le portail du bâtiment de l'état-major de la police municipale et est entrée dans la cour. Une puissante explosion a retenti ensuite", a indiqué le comité d'enquête du parquet fédéral de Russie.

11 enfants blessés

Selon un bilan provisoire du comité, 20 personnes ont été tuées et plus de 130 blessées. Le porte-parole du président ingouche, Kaloï Akhilgov, a indiqué que 11 enfants se trouvaient parmi les blessés.

"L'explosion était de très forte puissance", a précisé une source au ministère ingouche de l'Intérieur, soulignant qu'il y avait "au moins 50 kilos de TNT".

La camionnette s'est dirigée vers le dépôt d'armement de la police, provoquant l'explosion de munitions stockées dans le bâtiment. En conséquence, des bâtiments proches de celui de la police visé par l'attentat ont été endommagés ainsi qu'une trentaine d'automobiles aux alentours.

Rébellion façon tchétchène

Cette attaque intervient quelques jours après l'annonce par le Kremlin que le président de l'Ingouchie, Iounous-Bek Evkourov, a repris officiellement ses fonctions après avoir été grièvement blessé fin juin dans une tentative d'assassinat.

Cette république frontalière de la Tchétchénie est touchée par une rébellion qui s'inspire des mouvements indépendantistes et islamistes ayant lutté contre Moscou au cours de deux guerres en Tchétchénie pendant les années 1990 et au début des années 2000.

lessentiel.lu avec AFP

Ministre limogé

Après cet attentat, le président russe, Dmitri Medvedev, a annoncé le limogeage du ministre ingouche de l'Intérieur, Rouslan Maïriev. "Ce n'est pas seulement une conséquence des problèmes liés à l'activité terroriste, mais aussi d'un travail insatisfaisant des forces de l'ordre de la république", a souligné le président. "Cet acte terroriste aurait pu être déjoué".

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