Education au Luxembourg – «Ce conflit devrait avoir lieu durant les vacances d'été»

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Éducation au Luxembourg«Ce conflit devrait avoir lieu durant les vacances d'été»

LUXEMBOURG - La Fédération des associations de parents d'élèves (Fapel) a détaillé ses revendications, sur différents sujets, lors d'une conférence de presse, mardi matin.

Jutta Lux-Hennecke a plaidé pour des enseignants plus nombreux, mais surtout mieux recrutés. (Photo «L'essentiel»).

Jutta Lux-Hennecke a plaidé pour des enseignants plus nombreux, mais surtout mieux recrutés. (Photo «L'essentiel»).

Le conflit actuel entre les enseignants du secondaire et le ministère de l'Éducation nationale traînant en longueur, la Fapel a fait part de ses incertitudes, regrettant notamment le timing de ce bras de fer. «Ce conflit devrait avoir lieu pendant les vacances d'été. Les élèves ont déjà assez de stress pendant la préparation des examens. Ceux-ci ont d'ailleurs lieu relativement tard comparé à d'autres pays», a regretté Jutta Lux-Hennecke, présidente de la Fapel.

De manière générale, la présidente a plaidé pour des enseignants plus nombreux, mais surtout mieux recrutés. «Le choix des candidats devrait être fait sur la motivation d'enseigner, mais aussi sur la connaissance du luxembourgeois». La question des langues revient d'ailleurs fréquemment dans les revendications de la fédération des parents d'élèves. «Le luxembourgeois doit être la langue d'intégration. Concernant la langue d'enseignement, les élèves doivent avoir le choix entre le français et l'allemand, notamment à la fin du secondaire, pour la préparation du bac», a martelé Jutta Lux-Hennecke.

«Les tout-petits ont droit à leurs parents»

La Fapel regrette par ailleurs de ne pas avoir été assez consultée sur le remplacement des cours de religion par un cours de valeur morale. «Les parents mettent en doute l'approche "laïque" du cours. Dans un monde multiculturel, une doctrine unique ne peut exister», a commenté la Fapel.

Autre sujet éminemment politique, la question de l'accueil en crèche a également fait réagir la fédération. Pour la Fapel, la suppression de l'allocation d'éducation et de l'allocation maternité passe mal: «Les parents n'ont pas besoin d'une prise en charge 24h sur 24, mais d'un choix entre les structures d'accueil et la possibilité de s'occuper eux-mêmes de leurs enfants. Nous parlons d'enfants entre 1 et 3 ans. À cet âge, ils ont droit à leurs parents», a conclu Jutta Lux-Hennecke.

(Thomas Holzer)

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