House – «Ce déclic pour la French Touch est inexplicable»
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House«Ce déclic pour la French Touch est inexplicable»

Magenta, combo formé par des membres de Fauve, fait parler de lui avec son premier EP.

Paul Arnaud

Le groupe parisien Fauve avait débranché les amplis en 2015 après avoir marqué la scène française de son empreinte avec son rock à textes. C'est avec de la French Touch que certains musiciens du collectif font leur retour, sous le nom de Magenta. Leur premier EP est l'excellent «Long feu».

Qu'est-ce qui vous plaît dans l'électro?

Fauve: Cela fait cinq ans qu'on s'y frotte et on a encore l'impression de ne rien maîtriser. C'est à la fois frustrant et en même temps magique. On a l'impression d'avoir un terrain de jeu, d'expérimentation et d'expression qui s'étend à l'infini.

La French Touch est née dans les années 90. C'est un vieux style pour un jeune groupe.

Le déclic que l'on a eu pour ce style est inexplicable. On est peut-être un peu nostalgiques. On ne doit pas être les seuls, puisque, à la louche, 90 % des retours sont positifs. C'est vraiment encourageant, vachement touchant.

Vous avez composé vos titres avec des instruments vintage?

En partie. Lors d'une tournée avec Fauve, on avait fait connaissance avec Étienne de Crécy (NDLR: légende de la French Touch). On a gardé contact et depuis lors, il nous a vendu, pour une bouchée de pain, plein de matos de l'époque qu'il n'utilisait plus.

Pourquoi avoir sorti un EP et non un album?

L'album est prêt. Mais on part de zéro. On désire monter la pente au bon rythme, sans s'essouffler. Et aussi laisser du temps aux gens pour qu'ils comprennent et s'approprient notre musique.

D'où vient le surprenant nom de votre formation?

C'est un clin d'œil à l'endroit où le collectif a composé: dans une chambre d'un appartement de l'un de nous, situé au boulevard de Magenta, à Paris.

(L'essentiel)

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