Au Luxembourg – Ce lundi 17 janvier nous refait le coup… de blues
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Au LuxembourgCe lundi 17 janvier nous refait le coup… de blues

LUXEMBOURG – Ce lundi serait le jour le plus déprimant de l’année. Et pour cause, la période accentue la remise en question. Éclairage.

«Entre la fin décembre et la mi-janvier, beaucoup sont dans une période de bilan et de projets».

«Entre la fin décembre et la mi-janvier, beaucoup sont dans une période de bilan et de projets».

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Le «Blue Monday» est né en 2005, combinaison d’un calcul pseudo-scientifique effectué par un psychologue de l’université de Cardiff, Cliff Arnall, et de la stratégie d’experts en marketing désireux de profiter de la grisaille hivernale pour inciter les gens à commander des billets d’avion pour s’évader. Il n’en fallait pas plus pour ficeler un concept qui, tous les ans, fait du troisième lundi le jour le plus déprimant de l’année. En 2022, c’est donc ce 17 janvier qui semble porter toutes les misères sur ses épaules. L’idée du «Blue Monday», comme la Saint-Valentin ou le Black Friday, a pourtant de nombreux détracteurs.

L’essentiel a donc cherché à comprendre si oui ou non le cocktail de la mi-janvier nous plombe réellement le moral. «C’est vrai», répond Catherine Richard, psychologue-psychothérapeute à Bereldange. Et son explication est simple: «Entre la fin décembre et la mi-janvier, beaucoup sont dans une période de bilan et de projets. On prend des résolutions, on veut impulser des changements et toute période de changement, qu’il soit positif ou négatif, est une période critique où l’on sort de sa zone de confort».

«Penser provoque des émotions, donc il faut s’occuper»

En fonction depuis 2013, Catherine Richard confirme que le nombre de patients qui consultent un psychologue augmente au cours de l’hiver. On ajoute à la remise en question le manque de soleil et de luminosité, la période des fêtes passée et cette fichue pandémie sans fin, et janvier a bien des allures de long tunnel. «C’est logique que le Blue Monday trouve sa place à ce moment-là», poursuit la professionnelle. Et si le concept divise, elle y voit plutôt un bon moyen de mettre en lumière la santé mentale et contribuer à sortir de l’isolement celles et ceux qui rencontrent de telles difficultés.

Voir ses amis, sortir se promener en forêt, faire du sport, écouter de la musique… «C’est une question très individuelle mais chacun a les ressources en soi pour recharger ses batteries. Penser provoque les émotions donc il faut s’occuper, se changer les idées, se fixer des petits objectifs au quotidien». Un conseil qui s’applique finalement le 17 janvier comme le 30 avril ou le 12 septembre, pour s’assurer autant que possible un peu de sérénité quand la noirceur cherche à s’installer.


(L'essentiel/Nicolas Chauty)

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