Lance Armstrong – «Ce que le docteur Ferrari me disait, je le faisais»

Publié

Lance Armstrong«Ce que le docteur Ferrari me disait, je le faisais»

Lance Armstrong est revenu sur sa décision de prendre de l'EPO, dans le documentaire «30 for 30», dont la première partie a été diffusée dimanche soir.

«Tout ce que Michele Ferrari me disait, je le faisais. Au mot près». Lance Armstrong est revenu sur sa décision de prendre de l'EPO, en entrant en contact avec le sulfureux docteur italien, dans le documentaire «30 for 30», dont ESPN a diffusé la première partie dimanche soir. Champion du monde surprise à Oslo en 1993 à 22 ans, le Texan était déjà dopé comme il l'a révélé dans le documentaire d'ESPN. Mais 1993, c'est aussi, selon lui, l'année où l'EPO est apparue dans le peloton. «En 1994 quand j'ai porté ce maillot de champion de monde, je me faisais botter le cul chaque jour, toute l'année, indique l'Américain. L'EPO, c'était un autre niveau, les bénéfices étaient énormes. Le sport est passé d'un dopage de faible niveau à ce dopage-là».

Lance Armstrong a alors emprunté cette voie, en travaillant avec le docteur Michele Ferrari. «Je lui disais toujours: "J'ai entendu que quelqu'un faisait ci ou ça. Devrions-nous y penser?" Il me disait: "Lance, tout ce dont tu as besoin, ce sont des globules rouges", raconte l'Américain. L'EPO s'est transformé en transfusion sanguine».

La carrière de Lance Armstrong a failli s'arrêter en 1996 quand il lui a été découvert un cancer avancé des testicules. Ce passage tout proche de la mort n'a d'ailleurs pas changé sa façon de voir les choses. À la question de savoir s'il avait hésité à se doper après sa guérison, le Texan a répondu «non» dans un sourire. En revanche, l'ancien cycliste dit ne pas savoir si la prise de produits dopants a pu accélérer l'évolution de sa maladie, même s'il se pose des questions.

Enfin, Lance Armstrong n'a pas hésité à désigner Michael Phelps et LeBron James comme ses «pairs», ce qui montre qu'il se considère encore comme une légende du sport américain. Dans la deuxième partie diffusée dimanche prochain, le cycliste déchu abordera notamment la complexité de son caractère et ses sept victoires sur le Tour de France (1999-2005), qui lui ont été retirées en 2012.

(L'essentiel)

Ton opinion