Stevie Wonder – «Ce soir, je m'agenouille pour l'Amérique»

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Stevie Wonder«Ce soir, je m'agenouille pour l'Amérique»

Le chanteur s'est agenouillé samedi soir lors d'un concert contre la pauvreté dans le monde, alors que Donald Trump veut sabrer l'aide internationale américaine.

Stevie Wonder, left, takes a knee "for the country" with his son, Kwame Morris, before performing at the 2017 Global Citizen Festival in Central Park, Saturday, Sept. 23, 2017, in New York. The festival aims to end extreme poverty through the collective actions of Global Citizens by 2030.  (AP Photo/Michael Noble Jr.)

Stevie Wonder, left, takes a knee "for the country" with his son, Kwame Morris, before performing at the 2017 Global Citizen Festival in Central Park, Saturday, Sept. 23, 2017, in New York. The festival aims to end extreme poverty through the collective actions of Global Citizens by 2030. (AP Photo/Michael Noble Jr.)

Michael Noble jr.

Des milliers de personnes avaient convergé vers Central Park pour le Global Citizen Festival, qui attire depuis 2012 les artistes parmi les plus célèbres et coïncide avec la tenue de l'Assemblée générale des Nations unies. Le concert visait à mobiliser largement aux États-Unis, premier donateur mondial, mais c'est une nouvelle controverse avec Donald Trump qui a pris le devant de la scène.

En s'agenouillant devant le public, Stevie Wonder a imité un geste popularisé par le «quarterback» de la Ligue nationale de football américain (NFL) Colin Kaerpernick, qui s'était agenouillé en août 2016 pendant la diffusion de l'hymne américain pour protester contre plusieurs meurtres de Noirs par des policiers blancs. M. Trump s'en était pris vendredi, sans le nommer, à ce joueur sans équipe depuis l'expiration de son contrat en mars.

Green Day tacle aussi Trump

«Est-ce que vous n'aimeriez pas voir un de ces propriétaires (d'équipe) de NFL dire, quand quelqu'un manque de respect à notre drapeau, "sortez-moi ce fils de pute du terrain, il est viré, viré!"», a dit M. Trump. «Ce soir, je m'agenouille pour l'Amérique», a déclaré le chanteur aveugle, âgé de 67 ans, soutenu par son fils Kwame Morris.

Il s'est aussi inquiété des échanges d'insultes entre M. Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un: «nous pourrions perdre le dernier jeu vidéo, celui de la vie, en oubliant que les armes sont réelles et les discours dangereux, qu'ils viennent d'une superpuissance en Amérique du Nord ou d'une superpuissance en Corée du Nord».

Parmi les autres têtes d'affiches figurait le groupe de punk rock californien Green Day, coutumier des sujets politiques. Son chanteur Billie Joe Armstrong a cité le nom de Trump dans les paroles d'«American Idiot» (2004) dans lequel le groupe dépeignait une sombre image des États-Unis sous l'administration Bush en pleine invasion de l'Irak.

(L'essentiel/AFP)

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