Ségolène Royal épinglée – «Ce sont des cochonneries dites par un journaliste»
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Ségolène Royal épinglée«Ce sont des cochonneries dites par un journaliste»

L'«ambassadrice des pôles» a été accusée d'utiliser les moyens alloués par le ministère des Affaires étrangères dans la promotion d'autres activités.

L'ex-candidate à la présidentielle française de 2007, Ségolène Royal, actuellement «ambassadrice des pôles», a été accusée vendredi par la radio publique Franceinfo d'utiliser les moyens alloués par le ministère des Affaires étrangères dans la promotion d'autres activités.

L'enquête rapporte qu'elle dispose, en vertu de son statut d'ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique, de trois collaborateurs et d'une enveloppe de 100 000 euros de frais de mission par an. Tout cela est mis à disposition par le ministère des Affaires étrangères.

Mais selon la chaîne d'information, son assistante personnelle et son conseiller en communication l'ont, ensemble ou séparément, accompagnée à plusieurs reprises sur des événements sans rapport avec son activité d'ambassadrice. Certaines des activités pointées du doigt concernent la promotion du livre de l'ex-ministre socialiste ou de sa fondation «Désirs d'avenir pour la planète».

Frais de taxis élevés

Franceinfo relève aussi des factures de taxis élevées. La douloureuse du mois de novembre 2017 s'élèverait à de 1 430 euros. Un comportement contraire aux instructions du Ministère demandant aux ambassadeurs d'éviter l'utilisation «onéreuse» des taxis.

Ségolène Royal a réagi sur Twitter vendredi en dénonçant des «insinuations» «calomnieuses et diffamatoires»: «Les activités bénévoles et associatives de mes proches ont lieu exclusivement sur leur temps libre. Pourquoi tant d'acharnement? Je dérange encore? Rien n'arrêtera mes actions et mes engagements écologiques.»

«C'est dégueulasse»

«Tout est faux», a-t-elle insisté sur la radio RMC en disant «se réserver le droit» d'aller en justice. Elle a aussi assuré que «elle n'engageait même pas la moitié» des 100 000 euros évoqués par Franceinfo. Elle précise également qu'elle n'a ni chauffeur, ni sécurité.

«Qu'on m'attaque moi, j'ai l'habitude, cela fait 30 ans que ça dure», a-t-elle ajouté, en notant que ces «attaques» apparaissent «comme par hasard» au moment où les sondages la placent en haut du tableau pour relever le défi de la gauche à l'élection présidentielle en 2022.

Ces «cochonneries dites par ce journaliste», à quelques semaines de l'Arctic Week à Paris, «c'est dégueulasse», a-t-elle lancé, notant qu'elles coïncident aussi selon elle avec ses «combats très durs contre les lobbies, le glyphosate, les pesticides, et là je ne lâcherai pas», a-t-elle assuré.

(L'essentiel/afp)

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