Affaire en France – Cédric Jubillar dit être «le meurtrier parfait»
Publié

Affaire en FranceCédric Jubillar dit être «le meurtrier parfait»

Parmi les éléments qui accablent le mari de l’infirmière disparue depuis un an, figure une sidérante conversation avec sa sœur. Eux parlent d'«ironie».

Soupçonné du meurtre de son épouse Delphine, Cédric Jubillar a été interrogé une deuxième fois par les juges d’instruction au début du mois. Selon ses avocats, cette nouvelle audition n’a pas porté sur des éléments nouveaux et la piste du mari «est épuisée». Plusieurs recours pour réclamer la remise en liberté du suspect ont cependant déjà été rejetés. Les représentants de Cédric Jubillar affirment que la «présomption d’innocence est bafouée» et dénoncent une «détention abusive dans un dossier sans éléments ni preuves contre lui». De son côté, la justice estime que les éléments à charge sont suffisants pour justifier son maintien en détention.

Parmi ceux-ci, figure une écoute téléphonique datant du 16 mai dernier, avant le placement en détention de Cédric Jubillar. Il s’agit d’une conversation entre le suspect et sa demi-sœur Enola, qui était alors placée sur écoute. La jeune fille de 16 ans était au téléphone avec son petit ami mais a oublié de raccrocher à la fin de la conversation. Les enquêteurs ont alors pu saisir l’échange sidérant qu’elle a ensuite eu avec son grand frère, qui lui donnait des conseils pour se défendre à l’école.

Dans cette écoute, que BFMTV a pu se procurer, Cédric Jubillar tient des propos glaçants: «Enola, de toi à moi, je suis le meurtrier parfait pour l’instant, n’oublie pas que j’ai commis le crime parfait. Si tu as besoin, demande-moi…», confie-t-il à sa jeune sœur. Interrogée en juin dernier, l’adolescente a assuré ne pas se souvenir de cette conversation, évoquant «une rigolade, un délire». «Il ressort d’une manière évidente que ces propos ont été dits dans le ton de l’ironie», a réagi Me Emmanuelle Franck, avocate du suspect.

Ce n’est pas la première fois que l’époux de Delphine Jubillar évoque la mort de celle-ci avec détachement. Lors d’une battue en mars dernier, alors que le sort de la disparue était encore incertain, il avait glacé le sang d’une participante en lui glissant: «S’il l’a lestée… Je me mets à la place de celui qui a fait ça. Je tue quelqu’un, je le fous dans un lac, je lui ouvre le bide et je lui mets des pierres dedans.» Ces propos avaient déjà mis la puce à l’oreille des enquêteurs.

Les avocats de Cédric Jubillar ont déposé une nouvelle demande de remise en liberté. La justice doit se prononcer prochainement.

(L'essentiel/joc)

Ton opinion