Xavier Bettel – «Certains pays font plus que le Luxembourg»

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Xavier Bettel«Certains pays font plus que le Luxembourg»

LUXEMBOURG - Invité samedi de «France 3 Lorraine», le Premier ministre luxembourgeois a défendu une nouvelle fois la position du Grand-Duché, face aux révélations de l'affaire LuxLeaks.

Après Pierre Gramegna, ministre des Finances, c'est au tour de Xavier Bettel de monter au front face aux médias. Samedi, le Premier ministre était l'invité de l'émission «La voix est libre», sur France 3 Lorraine. Principalement centrée sur les questions liées aux problèmes rencontrés au sein de la Grande Région, l'émission n'a toutefois pas fait l'impasse sur les questions qui brûlent les lèvres depuis une semaine: les révélations LuxLeaks. Sans surprise, Xavier Bettel a défendu la position luxembourgeoise, mais en distillant néanmoins quelques piques à l'intention des dirigeants de «certains pays européens».

Assurant «ne pas vouloir donner de noms», Xavier Bettel ne s'est pas privé d'indiquer que «des pays, parfois bien plus petits que le Luxembourg, font le double de ce qui nous est reproché». Référence déguisée à Monaco, Andorre ou bien encore les îles anglo-normandes, à n'en pas douter… Fidèle à la ligne édictée depuis la publication des 28 000 documents concernant «les décisions anticipatives» (tax ruling) réalisées au Grand-Duché entre 2002 et 2010, le Premier ministre a une nouvelle fois rappelé la «légalité» de ses mesures.

Réitérant également ses propos en matière de politique intérieure, Xavier Bettel a dit «comprendre que les gens n'applaudissent pas en ce moment» en raison des mesures d'économies à venir, assurant «ne pas être gêné par le fait d'être un Premier ministre impopulaire», se voyant plutôt comme «un Premier ministre qui aura pris les mesures nécessaires pour éviter que dans quatre ans le pays n'ait à payer une facture salée». Une position «qui avait été annoncée avant les élections» et qui doit «rectifier une situation où, au cours des dix dernières années, la dette a plus que triplé, car la crise a été absorbée par l'État».

(Jmh/L'essentiel)

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