Santé au Luxembourg – Ces régimes qui sont un risque de santé publique

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Santé au LuxembourgCes régimes qui sont un risque de santé publique

LUXEMBOURG - Impossible, depuis quelques mois, de passer à côté des publicités pour certains régimes minceur. Pourtant, les autorités mettent en garde.

Selon le ministère de la Santé, les régimes qui se veulent révolutionnaires «négligent complètement le rôle éducatif qui devrait amener le client à repenser son comportement alimentaire».

Selon le ministère de la Santé, les régimes qui se veulent révolutionnaires «négligent complètement le rôle éducatif qui devrait amener le client à repenser son comportement alimentaire».

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Dans les magazines, à la télévision, dans la rue... un peu partout les publicités pour les régimes minceur vous font tourner la tête. Un slogan martelé, une promesse enchanteresse et le tour est joué. Les ventes explosent. Mais ces «approches purement commerciales» ont évidemment leurs limites, confie le ministère luxembourgeois de la Santé. Le concept «Comme j'aime», et «Weight Watchers» avant lui, existe depuis longtemps, mais surfe aujourd'hui sur la dictature du corps, principalement auprès des femmes.

«Ce concept trouve ses adhérents, car il demande peu d’effort personnel de la part du client», glisse un contact au ministère de la Santé, qui reconnaît d'ailleurs que les plats préparés sont plutôt «équilibrés et contrôlés en énergie». Le problème est ailleurs. «Tout régime restrictif a un impact sur le poids, mais malheureusement à long terme, il n'a pas vraiment d’influence sur le comportement alimentaire des concernés», regrettent les autorités.

Problème de «santé publique»

En somme, ces régimes qui se veulent révolutionnaires «négligent complètement le rôle éducatif qui devrait amener le client à repenser son comportement alimentaire». Par ailleurs, ils sont «restrictifs, chers et pas compatibles avec nos habitudes alimentaires», poursuit le ministère de la Santé, qui relativise de moins en moins. «Une telle démarche ne peut pas être soutenue en terme de santé publique».

Mais «la réglementation ne permettrait pas d'interdire un régime», explique pour sa part la division de la sécurité alimentaire. En revanche les contrôles existent, notamment sur «les allégations faisant référence au rythme ou à l'importance de la perte de poids» et sur les substituts de la ration journalière totale. Difficile de connaître les chiffres de vente de ces régimes au Luxembourg, mais le marché existe. Sollicitée par L'essentiel, la société française «Comme j'aime» n'a pas donné suite. L'accompagnement d'un(e) diététicien(ne) reste «la meilleure façon pour une perte de poids saine à long terme», précise encore le ministère.

(L'essentiel/Nicolas Chauty)

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