Status Quo: «C’est un métier très physique»

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Status Quo«C’est un métier très physique»

Groupe de rock de légende, Status Quo est à la Rockhal demain.Rencontre avec son leader, Francis Rossi.

Sur les rails depuis 1962, le groupe emmené par Francis Rossi (2e à d.) a sorti 33 albums.

Sur les rails depuis 1962, le groupe emmené par Francis Rossi (2e à d.) a sorti 33 albums.

«L’essentiel»: Vous sortez la compilation «Quo’ing in – The Best of the Noughties». Pourquoi ce choix?

Francis Rossi (chanteur/guitariste): L’idée était de parcourir les 25 dernières années, et de reprendre certains titres pour les améliorer. Nous voulions réenregistrer en studio des morceaux comme «Caroline», «Rockin’ All Over The World» ou «Paper Plane», pour un passage en télé.

En 2019, vous sortiez «Backbone». Travaillez-vous sur de nouveaux morceaux?

Non! J’ai près d’une centaine de squelettes de morceaux. Mais je dois être honnête. Si nous ne devions compter que sur les plateformes de streaming, nous perdrions de l’argent aujourd’hui. Par rapport aux décennies passées, les concerts ont remplacé les ventes d’albums. Avec le Brexit puis le Covid, ce business a été mis à mal. Et une minorité de fans veulent écouter les nouvelles chansons d’anciens groupes. Quand on a un gros catalogue, comme les Eagles ou les Stones, vous ne venez pas écouter un nouvel album. Les gens vont aux toilettes quand nous jouons des nouveaux morceaux. J’aime me faire plaisir, mais je préfère faire plaisir aux fans.

Vous avez sorti 33 albums depuis 1962. Quel est le secret de cette longévité?

Probablement une inquiétude par rapport à la célébrité. J’ai grandi dans les années 50, où le show business paraissait être un monde fantastique, et l’idée était de pouvoir intégrer le monde de la musique, gagner de l’argent, bien vivre. En revanche, l’idée de ne pas avoir de succès était synonyme d’échec. La musique était tout pour moi, et surtout je voulais tout faire pour continuer à avoir du succès.

De retour sur les routes depuis février. Qu’est-ce que cela fait?

Nous avions arrêté les concerts en 2019. Avec le confinement, c’est la première fois depuis mes 16 ans que j’avais autant de temps libre. Cela m’a permis de ralentir un peu. J’ai été paresseux, je n’ai pas fait de sport, ni nagé. Le retour au rythme de la tournée a été difficile, cela a pris du temps. C’est un métier très physique.

(Reccueilli par Cédric Botzung)

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