Arid – «Cet album est plus mature»

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Arid«Cet album est plus mature»

Le chanteur Jasper a répondu à nos questions sur le nouvel album du trio belge.

Jasper, le chanteur d'Arid, était lundi au studio de radio RTL pour parler de son opus. (Photo Kerstin Smirr/L'essentiel)

Jasper, le chanteur d'Arid, était lundi au studio de radio RTL pour parler de son opus. (Photo Kerstin Smirr/L'essentiel)

L’essentiel: Quelle importance le nouvel album a-t-il pour vous?

Jasper: Il est très important pour nous. Cette fois, c’est vraiment l’album que nous voulions faire. C’est un peu plus rock, plus mature. Nous l’avons enregistré, tous ensemble, sur une scène, et non pas un instrument après l’autre comme sur les albums précédents. C’est pourquoi il y a plus d’énergie et le son est moins travaillé.

La mélancolie se trouve un peu partout dans les chansons. Est-ce voulu?

Je suis une personne joyeuse. Quand je compose, je veux qu’il y ait une certaine émotion dans les chansons, qu’elles soient touchantes. Souvent, il est plus facile d’exprimer des sentiments de tristesse que de pure joie. Cela vient tout naturellement.

Pourquoi avoir choisi «Under the cold street lights» comme titre du nouvel album?

Il y a un peu de mélancolie dedans. Cela pourrait être le titre d’un film aussi, donc c’est très figuratif. Tu t’imagines au-dessus d’une ville quand il fait nuit. Cette image de vie nocturne apparaît aussi dans nos chansons. Cela peut avoir différents sens, par exemple sortir la nuit ou bien se sentir seul.

Est-ce absurde de comparer le son d’Arid à celui de U2?

Nous ne sommes pas très conscients que les gens nous comparent à tel ou tel groupe. Dans la partie francophone de Belgique, ma voix est par exemple comparée à celle de Freddie Mercury, en Flandres au chanteur américain Jeff Buckley. Nous sommes fans de U2, mais nous n’essayons pas de les imiter. Il faut que tu crées ta propre sonorité.

Vous avez sorti un album solo il y a quelques années…

Oui, un ami à moi m’a demandé de chanter un titre pour la bande-son d’un film, la reprise d’une chanson de David Bowie. Ce n’était pas prévu de sortir cette version sur disque. Un jour, une station de radio a commencé à jouer la chanson et elle a été numéro 1 pendant 14 semaines. Alors, l’idée est née de faire un album de reprises. Il est sorti en 2005. Cela n’a jamais été mon intention de faire un album solo.

Puis, vous êtes gravement tombé malade…

Oui, en 2006. J’ai été malade pendant un an et demi. J’ai attrapé un violent virus qui m’a affaibli. Je ne pouvais plus faire de musique. Je suis resté tout le temps chez moi. J’avais même du mal pour faire trois mètres. Je ne pouvais qu’attendre la fin de cette maladie. Une période très dure pendant laquelle les liens sociaux se sont réduits.

Qu’avez-vous particulièrement appris de cette période?

Être content de tout ce que j’ai et que j’ai réussi.

Vous avez déjà joué plusieurs concerts au Luxembourg. Le 30 avril, vous serez à l’Atelier. Le Luxembourg est-il pour vous déjà une sorte de seconde patrie?

En Belgique ou au Luxembourg, les gens qui viennent à nos concerts aiment tout simplement la musique. La dernière fois, à Dudelange, le public était très enthousiaste. Il semble que nous ayons quelques grands fans au Luxembourg.

Recueilli par Kerstin Smirr

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