Marie-Josée Jacobs – «Chacun a son rôle à jouer dans l'intégration»

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Marie-Josée Jacobs«Chacun a son rôle à jouer dans l'intégration»

LUXEMBOURG - Le 29 septembre prochain, le Contrat d'accueil et d'intégration (CAI) aura un an. Bilan avec la ministre de la Famille et de l'Intégration, Marie-Josée Jacobs.

L'essentiel: Quel bilan tirez-vous pour le premier anniversaire du CAI?

Marie-Josée Jacobs, ministre de la Famille et de l'Intégration: Je suis plutôt satisfaite. Il y a 905 signataires à ce jour.

Que pensez-vous de la pétition contre l'installation de conteneurs pour des demandeurs d'asile sur la commune de Junglinster?

Ce qui s'est passé m'attriste. Le problème est que les gens ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas. Souvent, une fois les choses installées, le conflit se dissipe. C'est trop facile de tout mettre sur le dos de la commune qui avait pris ses responsabilités en matière de communication. Dans l'intégration, chacun a son rôle à jouer, ceux qui arrivent mais aussi ceux qui accueillent.

Combien de temps faut-il en moyenne pour traiter le dossier d'un demandeur d'asile?

Cela dépend. Dans certains cas, la demande n'est pas applicable. Une procédure accélérée permet de réduire le temps de traitement à 3 à 4 mois. Si les demandeurs d'asile font appel en justice, cela peut durer 2 à 3 ans.

Quels sont les gros chantiers qui vous attendent pour cette rentrée?

D'abord la loi sur le surendettement et la faillite personnelle, qui a été déposée au Conseil d'État. Elle devrait être validée jusqu'à la fin de l'année et mise en vigueur d'ici fin 2013 ou début 2014. Un autre gros projet est celui sur le règlement de la qualité dans les structures d'accueil.

Finalement, il y a le plan jeunesse, le plan handicap et la loi sur les jeunes filles au pair. Enfin, nous avons commencé à faire un brainstorming sur un projet de solidarité avec différentes associations et ONG.

Le but sera d'éviter que certaines personnes tombent dans la grande pauvreté. Le «housing first» devra loger d'abord les gens qui risquent de tomber dans une grande précarité.

Recueilli par Chloé Murat

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