Hôtel au Luxembourg – Chambres d'hôtel à vendre au lac de Weiswampach
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Hôtel au LuxembourgChambres d'hôtel à vendre au lac de Weiswampach

WEISWAMPACH - Au bord du lac de Weiswampach, l'hôtel Anatura est bâti. Il ouvrira à l'été 2023 et ses chambres sont à vendre...

Le gros œuvre de l'hôtel Anatura Luxembourg est fini.

Le gros œuvre de l'hôtel Anatura Luxembourg est fini.

Groupe Lamy

«Le gros oeuvre est terminé, les châssis sont en train d'être posés». Lancé en novembre 2020, le chantier du futur hôtel Anatura au bord du lac de Weiswampach «respecte les délais, indique Harry Denis, chargé de communication du Groupe Lamy. L'ouverture est prévue à l'été 2023». Le projet Suneo Park a été rebaptisé Anatura Luxembourg, nouvelle marque qui se veut du Groupe «proche de l’environnement et respectueux de la nature». Pour un total de 40 millions d'euros, le complexe touristique englobe l'hôtel, un espace wellness, un centre de séminaire et des activités de loisirs (aquaparc, accrobranche, cable parc). Il n'est pas totalement exclu que des activités démarrent avant l'an prochain.

«La buvette actuelle doit devenir le fun park, le centre d’accueil de toutes les activités qui seront proposées autour des lacs», indique le groupe Lamy. En attendant, les 89 chambres sont... mises en vente. Et selon le groupe, 20% sont déjà parties. Déjà utilisé à l'étranger, le concept de «l'investissement hôtelier» est nouveau au Grand-Duché. Son principe: un particulier peut investir dans une chambre et bénéficie d'avantages fiscaux et est rétribué sur base de l'occupation globale de la résidence hôtelière.

«Personne ne va le détruire»

«Chaque investisseur perçoit un pourcentage fixe des bénéfices de l’hôtel, en fonction du prix et de la superficie du lot acquis», indique le Groupe Lamy, sans préciser ce pourcentage. À Weiswampach, ils vont de la chambre double standard (30 m²) à partir de 248 500 euros (hors tva) à la suite premium (471 000 euros, 62 m² et 32m² de terrasse panoramique). Opposante de longue date au projet, la Biergerinitiativ Gemeng Wäiswampich avait introduit un recours devant le tribunal administratif il y a deux ans. Elle assure ne pas avoir de retour. Selon le parquet, l’affaire de la Biergerinitiativ face au ministère de l’Environnement est fixée pour plaidoiries au 9 mars prochain.

«Le bâtiment est là. Il est construit et personne ne va le détruire», regrette Danièle Patz, membre du mouvement. «C'est une catastrophe pour le site», estime-t-elle. «Nous n'avons pas eu moyen de dialoguer avec la commune. Les associations de défense de l'environnement ou l'office national de tourisme ne nous ont guère soutenus. On parle beaucoup de l'identité de l'Eislek (Oesling) mais ce bâtiment n'a rien à voir avec», juge-t-elle.

(Nicolas Martin/L'essentiel)

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