Accord de gouvernement – Charles Michel sera le Premier ministre belge

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Accord de gouvernementCharles Michel sera le Premier ministre belge

Quatre partis ont conclu mardi un accord pour former un gouvernement de droite, un peu plus de quatre mois après les élections législatives du 25 mai, a annoncé le futur Premier ministre Charles Michel.

La coalition sera composée des nationalistes de la N-VA (Bart de Wever), des libéraux flamands de l'Open VLD (Gwendolyn Rutten), des libéraux wallons du MR (Charles Michel) et des chrétiens-démocrates du CD&V (Kris Peeters).

La coalition sera composée des nationalistes de la N-VA (Bart de Wever), des libéraux flamands de l'Open VLD (Gwendolyn Rutten), des libéraux wallons du MR (Charles Michel) et des chrétiens-démocrates du CD&V (Kris Peeters).

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Dénouement plus de quatre mois après la tenue des élections fédérales du 25 mai dernier et après un marathon. Quatre partis ont conclu mardi un accord pour former un gouvernement de droite, a annoncé le chef des libéraux francophones Charles Michel, qui sera le prochain Premier ministre. «Nous avons conclu un accord de gouvernement», a déclaré à la presse Charles Michel. Le royaume évite ainsi une nouvelle crise politique, comme celle survenue après le scrutin de 2010, lorsqu'il avait fallu un an et demi pour aboutir à un gouvernement.

La coalition, dite «suédoise» en raison de la couleur des partis qui la forment, est totalement inédite dans l'histoire du pays. Elle sera composée de trois partis flamands, dont les nationalistes de la Nouvelle alliance flamande (N-VA), le grand vainqueur des élections du 25 mai, qui entrent pour la première fois dans un gouvernement fédéral. Il comprendra également les chrétiens-démocrates flamands du CD&V, qui ont préféré obtenir le poste de commissaire européen pour l'une des leurs, Marianne Thyssen, plutôt que celui de Premier ministre. Et les libéraux flamands de l'Open VLD. Côté francophone, il n'y aura qu'un seul parti, le Mouvement Réformateur (libéral) de Charles Michel.

«Un gouvernement de compétitivité»

Le gouvernement devrait entrer en fonction en début de semaine prochaine au plus tard. «Nous avons conclu un accord de gouvernement et un accord sur un cadre budgétaire qui amène le budget de la Belgique à l'équilibre en 2018», a déclaré à la presse Charles Michel, à l'issue d'une dernière négociation marathon de 28 heures. «L'ensemble des partenaires a proposé que j'exerce la responsabilité de Premier ministre, je prendrai mes responsabilités et l'équipe de gouvernement complète aura l'occasion de prêter serment dans les prochains jours devant le roi», a déclaré le futur Premier à la télévision privée RTL-TVI.

«C'est un accord qui inclut d'importantes réformes économiques et sociales» dont l'objectif est de «créer des emplois supplémentaires», a expliqué Charles Michel, qui avait été chargé au début de l'été par le roi Philippe de la mise sur pied du gouvernement. Ces mesures incluent notamment un report de l'âge légal du départ à la retraite, aujourd'hui fixé à 65 ans, à 66 ans à partir de 2025 et 67 ans en 2030. «C'est une question de responsabilité», a-t-il justifié, ajoutant qu'il y aurait des «mesures fortes de solidarité» dans le programme du gouvernement.

«C'est un gouvernement de compétitivité, de pouvoir d'achat et de redressement économique», a commenté le chef de la N-VA, Bart De Wever, qui ne devrait pas intégrer l'équipe gouvernementale pour rester bourgmestre d'Anvers. Il a souligné que les dépenses de l'État seraient réduites de 8 milliards d'euros sur la législature et que les charges des entreprises seraient allégées de 3,5 milliards.

(L'essentiel/AFP)

Charles Michel, un jeune Premier ministre

Charles Michel, va accéder aux plus hautes responsabilités politiques à 38 ans à peine, après une carrière précoce entamée dans l'ombre de son père, l'ancien ministre et commissaire européen Louis Michel. A la tête d'une coalition de droite, Charles Michel deviendra dans quelques jours un des plus jeunes chefs de gouvernement de l'Union européenne, et le plus jeune du royaume depuis 1840. S'il n'est pas encore quadra, le successeur du socialiste Elio Di Rupo, fait partie du paysage politique belge depuis plus de 15 ans.

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