Bande dessinée – Chasseur, Benvenuto Gesufal finit dans le rôle de la proie

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Bande dessinéeChasseur, Benvenuto Gesufal finit dans le rôle de la proie

Frédéric Genêt reprend «Gagner la Guerre», le roman fantasy de Jean-Philippe Jaworsky. Il en fait une série BD prévue en cinq tomes.

Cette série fonce vers le succès!

Cette série fonce vers le succès!

Dans «Gagner la Guerre», meilleur roman français de fantasy de ces dernières années, Jean-Philippe Jaworsky, professeur de littérature et auteur de jeux de rôle, imaginait une intrigue politique et humaine, mêlant éléments de fantasy et politique vénitienne médiévale. «J’ai toujours accumulé un tas de notes en me disant qu’un jour je serais auteur complet. Et puis je suis tombé sur ce roman, qui était exactement ce que je voulais faire. J’ai donc contacté Jean-Philippe. Et ce dernier a accepté, enthousiaste», explique Frédéric Genêt, scénariste et dessinateur de la série «Gagner la Guerre», dont le premier des cinq tomes vient de sortir.

«L'adaptation en BD m’intéressait d’autant plus qu’il y a une relation entre l’art, la politique et la crapulerie dans mon roman», confirme Jean-Philippe Jaworski. Scénario haletant, scènes épiques, décors qui réinventent l’Italie de la Renaissance… cette série fonce vers le succès. Le talent de Frédéric Genêt, dessinateur de «Samouraï», a réussi à traduire graphiquement l’écriture si viscérale de Jaworski. Benvenuto Gesufal est le héros de cette histoire. Personnage aussi radical que cynique, il est l'un des assassins les plus prometteurs de la Guilde des Chuchoteurs. Alors qu'il doit suriner un rupin masqué sortant de chez sa maîtresse, il tombe sur un os.

L'homme porte une cotte de mailles et il est accompagné d'un sorcier capable de brouiller les esprits à distance. De chasseur, Benvenuto Gesufal devient alors chassé. C'est qu'il vient de mettre la main dans une machination qui le dépasse et qui va peser sur le destin de Ciudalia. Accompagné de son meilleur ami Welf, il aura fort à faire avec Sassanos, le magicien, arrivé dans les bagages du rusé Leonide Ducatore. Voix du parti Souverainiste, ce dernier est un fourbe dangereux. Quant à la florissante cité-État de Ciudalia, elle est un monde scindé entre les luxueux palais des patriciens, aux alentours du Sénat, et les bas-quartiers à l’instar de la bien-nommée «Via Mala» dont Benvenuto Gesufla est devenu le symbole.

(Denis Berche/L'essentiel)

«Gagner la Guerre T. 1/5». Genêt et Jaworski. le Lombard.

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