Peur dans les écuries – Chevaux mutilés, cela a aussi existé au Luxembourg
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Peur dans les écuriesChevaux mutilés, cela a aussi existé au Luxembourg

LUXEMBOURG - Alors que les cas de mutilations de chevaux se multiplient en France, les propriétaires d'écurie sont sur leur garde au Grand-Duché. Car le phénomène n'est pas nouveau...

Les cas de mutilations de chevaux se sont multipliés en France.

Les cas de mutilations de chevaux se sont multipliés en France.

Un poney mort par strangulation, des chevaux à l'oreille coupée et des éleveurs qui passent la nuit à proximité de leur écurie par peur de voir leur animal attaqué: la terreur a gagné le milieu équestre en France, où plus de 150 enquêtes ont été ouvertes pour des faits supposés de mutilation.

Au Luxembourg, «pas d'incidents comparables à ceux qui se sont déroulés chez nos voisins au cours des dernières semaines», confirme la police à L'essentiel. Ce qui n'empêche pas propriétaires d'écuries et amoureux des chevaux d'être gagnés par l'anxiété. D'autant que des agressions similaires ont déjà eu lieu par le passé, se souvient un propriétaire qui préfère garder l'anonymat, «pour ne pas donner de mauvaises idées à certains».

«Je me rappelle d'une femme qui s'en était prise à deux ou trois chevaux en leur causant de grosses plaies avec un couteau. C'était il y a une dizaine d'années. Il y a deux ou trois ans, un autre malfaiteur avait essayé de retirer l'utérus d'une jument». Des histoires sordides qui marquent les propriétaires de chevaux. Autant que les dernières informations venues de France...

«L'œuvre de psychopathes»

«Évidemment nous en parlons entre nous. Pour moi, cela ne peut être que l'œuvre de psychopathes qui s'en prennent à des animaux sans défense. Cela ne peut pas être une vengeance entre écuries concurrentes. Personne dans ce milieu ne pourrait s'en prendre à un cheval», estime le spécialiste.

Dans ce contexte, chacun y va de sa méthode pour éviter qu'un tel drame arrive. Certains mettent à l'abri leurs chevaux la nuit «mais c'est parfois compliqué pour des raisons logistiques», d'autres «vont faire un tour le soir pour surveiller les clôtures. Les policiers ne peuvent pas être partout malheureusement».

«Des échanges ont eu lieu avec les autorités françaises»

La police grand-ducale, justement, prend le problème très au sérieux. «Des échanges ont eu lieu avec les autorités françaises dans ce cas précis», confirme-t-elle en plus d'inviter les propriétaires à «immédiatement avertir le commissariat local en cas d'activités suspectes».

Elle fournit également une liste de mesures préventives: rendre son écurie ou sa grange inaccessible, clôturer, effectuer des contrôles réguliers, placer des panneaux d'interdiction et si possible installer des caméras de surveillance. «Il ne faut pas informer plus de personnes que nécessaire sur la position des animaux et rester en communication avec le garde forestier local et les associations pour la protection des animaux», conclut la police.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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