Au Luxembourg: Chez Ivo, on donne «un peu d'amour» aux voitures d'hier et d'aujourd'hui
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Au LuxembourgChez Ivo, on donne «un peu d'amour» aux voitures d'hier et d'aujourd'hui

BERTRANGE – Trouver la voiture de vos rêves ou bichonner celle que vous utilisez chaque jour, Ivo Gomes, 51 ans, sait tout faire. Derrière son entreprise IC.AllCars, il y a surtout un peu de folie et beaucoup de passion.

par
Nicolas Chauty

Trouve ce que tu aimes faire et tu ne travailleras plus de ta vie… Ivo Gomes, 51 ans, est de ceux qui peuvent se targuer d'avoir ce quotidien. Au milieu des voitures, l'homme est dans son univers. «Tout ce qui a des roues», plaisante le chef d'entreprise en pointant du doigt sa moto, garée à l'entrée du sous-sol. Mais il n'y a pas de hasard, Ivo a grandi au milieu du garage automobile de son papa, au Portugal. L'attrait pour les belles mécaniques coule depuis dans ses veines.

D'abord installé à Esch, puis en tant qu'indépendant chez lui pendant trois ans, Ivo Gomes a ouvert son nouvel espace, IC.AllCars, à Bertrange depuis quelques mois. Le long de la route de Longwy, très passante, son activité a explosé. Chez lui, on fait le petit entretien de votre voiture, on s'occupe des pneus, on prépare le contrôle technique… Aussi, on y bichonne les autos, intérieur et extérieur. Un lavage avec des produits 100% luxembourgeois, écologiques. L'entreprise est familiale, Ivo peut compter sur son épouse mais aussi, désormais, sur un employé pour un relai bienvenu face à la demande.

330 heures de boulot sur une Toyota Celica de 1990

Mais le passionné n'est pas qu'un exécutant, il met ses connaissances au service des commandes précises de clients. Vous cherchez une voiture, un modèle particulier? Demandez-lui, il vous la trouvera. «Je suis allé chercher une Ferrari en Italie, une 4L blanche à Pampelune, en Espagne, une Mercedes récente à Berlin…», raconte celui qui fait défiler, en même temps, des centaines de photos de ses «prises» sur son écran d'ordinateur, posé à côté d'une vitrine où s'entremêlent des voitures miniatures de collection. Sa clientèle est essentiellement luxembourgeoise, mais le bouche à oreille traverse aussi les frontières de la Grande région.

Et comme si son quotidien n'était pas assez rempli, Ivo Gomes trouve aussi le temps de retaper des voitures. «Une voiture qui était garée dans une ferme, un peu maltraitée, qu'un client vient d'acheter. Il nous appelle, on va la chercher, on l'amène au garage, on lui donne un peu d'amour et il la récupérera comme neuve», glisse le patron avec l'œil qui pétille. Lui-même possède une Fiat Uno de 1990, mais son bijoux, c'est cette Toyota Celica, également de 1990, sur laquelle il a bossé «330 heures», avec «huit couches de vernis!». Un peu d'orfèvrerie. Une Toyota dont il devrait se séparer bientôt, d'ailleurs. «C'est ma femme qui m'a dit qu'il faudrait quand même que je commence à vendre», s'amuse-t-il. Mais chez lui un projet chasse l'autre, sans jamais mettre à mal la passion.

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