Victoire sur le tour – Chris Froome: «C'était le scénario rêvé»

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Victoire sur le tourChris Froome: «C'était le scénario rêvé»

«Quelle étape!», s'est exclamé le Britannique après son coup de force dans la première journée pyrénéenne ce mardi.

Great Britain's Christopher Froome celebrates his overall leader yellow jersey on the podium at the end of the 167 km tenth stage of the 102nd edition of the Tour de France cycling race on July 14, 2015, between Tarbes and La Pierre-Saint-Martin, southwestern France.  AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

Great Britain's Christopher Froome celebrates his overall leader yellow jersey on the podium at the end of the 167 km tenth stage of the 102nd edition of the Tour de France cycling race on July 14, 2015, between Tarbes and La Pierre-Saint-Martin, southwestern France. AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

AFP/Eric Feferberg

Votre attaque était-elle planifiée?

Chris Froome: Pendant la journée de repos, on avait pensé à la stratégie. On ne voulait pas nécessairement passer à l'offensive, on était content de laisser l'initiative aux autres équipes derrière l'échappée. Mais, dans la montée d'arrivée, j'ai entendu qu'il y avait des coureurs importants lâchés. J'ai dit à Richie Porte et Geraint Thomas "allons-y, ils sont en difficulté, ils doivent payer la journée de repos". J'ai lancé mon attaque sur la partie la plus raide avant un replat. C'était le scénario rêvé. Je ne pouvais pas espérer mieux aujourd'hui. Richie, en étant deuxième, retire la bonification à Nairo Quintana et Geraint n'est pas loin, ça veut dire beaucoup.

Quelle réaction attendez-vous de vos adversaires après ce coup de massue?

Je ne voudrais pas être à leur place aujourd'hui, alors qu'on n'a grimpé qu'un seul col. Mais Nairo Quintana a montré qu'il pouvait être très fort dans la troisième semaine d'un grand tour. Je pensais d'ailleurs qu'il serait fort aujourd'hui, je m'attendais à une attaque de sa part. Mais, comme il ne l'a pas fait, j'ai pris l'initiative. Je me souviens de 2013 quand j'ai été en difficulté dans la deuxième étape des Pyrénées. Contador avait profité de toutes les ouvertures pour attaquer, dans les bordures, en descente. On peut s'attendre à ce que ça recommence. On sera sur nos gardes. L'équipe a montré sa force dans le contre-la-montre, ça donne des raison d'espérer que l'on ne fasse pas les mêmes erreurs qu'en 2013. Mais la course est loin d'être finie. Un incident mécanique, une crevaison à un mauvais moment, peuvent avoir de lourdes conséquences. Il faudra aussi faire attention aux échappées partant de loin.

Peut-on comparer cette victoire à celle du Mont Ventoux en 2013?

Le moment est très différent. Le Ventoux, c'était juste avant la seconde journée de repos. Mais c'est formidable de gagner au sommet d'une montagne avec le maillot jaune, et le 14 juillet de surcroît.

(L'essentiel/AFP)

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