Cyclisme: Christine Majerus a profité du Tour «à chaque instant»

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CyclismeChristine Majerus a profité du Tour «à chaque instant»

Christine Majerus revient sur son premier Tour de France, fini à la 72e place et où elle a savouré la présence d’un public nombreux.

par
Tom Vergez
Christine Majerus a disputé le Tour de France féminin.

Christine Majerus a disputé le Tour de France féminin.

Editpress

La Luxembourgeoise Christine Majerus revient sur son premier Tour de France, fini à la 72e place et où elle a savouré la présence d’un public nombreux.

«L'essentiel»: Que retenez-vous de ce premier Tour de France?

Christine Majerus: Que du positif. Tout le monde a pu se rendre compte du succès populaire, je suis contente de prouver que notre sport intéresse du monde. J'espère que ça incitera d'autres organisateurs à investir plus dans les catégories féminines et que ça inspirera d'autres filles.

Votre leader chez SD Worx Demi Vollering a fini 2e du général et avec le maillot à pois, les objectifs sont remplis?

C'est un grand succès et l'équipe est satisfaite du résultat. Demi a montré qu'elle avait les moyens de gagner, et elle gagnera un jour, mais Annemiek van Vleuten était trop forte. Je suis très fière d'elle et heureuse d'avoir fait partie de son aventure. C'était dur, mais j'ai profité de chaque instant et j'espère pouvoir être de la partie l'an prochain.

À titre personnel, vous avez été gênée par des chutes en début de Tour.

Je suis tombée la veille du départ à l'entraînement et le premier jour sur les Champs-Élysées. Ça a été très difficile, mais j'ai essayé de survivre et d'aider au mieux. J'ai tenu le choc en attendant que l'orage passe. Mes échappées n'ont pas suffi pour gagner, mais ça faisait plaisir d'être à l'avant et, en montagne, j'ai fait plus que ce qu'on attendait de moi.

Qu'avez-vous pensé de l'engouement populaire autour de la course?

J'avais des petits doutes avant le départ, mais ça a finalement été un grand succès. Je veux remercier tous les gens qui se sont déplacés, c'est pour ça qu'on fait du sport: pour partager des émotions avec les gens au bord de la route et inspirer les petites filles et les petits garçons. C'est là que nos efforts prennent tout leur sens.

L'organisation du Tour est-elle si différente des autres courses du calendrier?

Ah oui, c'est une machine. Il faut l'avoir vécu pour se rendre compte, ça n'a rien à voir. C'est ça qui fait la différence même si, bien sûr, tout les organisateurs n'ont pas ces moyens.

Y'a-t-il des choses à corriger après cette première édition?

Je n'ai vraiment pas grand chose à critiquer. Ce sera important à l'avenir de ne pas en faire plus. Huit jours c'était bien, surtout avec des équipes de six. On peut peut-être faire dix jours, mais pas plus. Et sur l'étape dans les Vosges avec trois cols, peut-être que deux auraient suffi. Le résultat aurait été le même et ça aurait été moins difficile pour les sprinteuses de suivre.

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