Bande dessinée – Christopher Dantès peut enfin trouver le calme

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Bande dessinéeChristopher Dantès peut enfin trouver le calme

Signée Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Erik Juszezak, la série «Dantès» se termine avec ce dixième tome.

«Dantès T. 10/10 - Dernier acte». Boisserie, Guillaume et Juszezak. Dargaud.

«Dantès T. 10/10 - Dernier acte». Boisserie, Guillaume et Juszezak. Dargaud.

Au premier tome, «La Chute d’un trader», le lecteur découvrait, dans une soirée de gala, un certain Christopher Dantès qui avait fait fortune mais dont personne ne connaissait vraiment le passé. Il apprenait ensuite comment, des années auparavant, un jeune trader brillant, Alexandre, s’était retrouvé impliqué dans un immense scandale, provoquant un mini krach boursier.

Employé par la BGCI, il avait été amené à couvrir les opérations hasardeuses d’un collègue et ami. Pour ne rien gâter, un crime avait entraîné la chute définitive d’Alexandre passé par la case prison. Après bien des péripéties, et au dixième tome («Dernier acte»), Dantès se retrouve mêlé malgré lui à un trafic d’œuvres d’art contemporain avec son père, surgi de nulle part. Ce dernier est un vulgaire escroc. Dantès ne payera pas pour les autres d'autant qu'il a femme et enfant et qu'il aspire à une vie bien plus tranquille.

«Le lecteur nous a suivis»

«Cette fois, c'est vraiment la fin. Mais pas celle du personnage, fort heureusement. Simplement celle de la série qui s'achève avec ce dixième album», dit Erik Juszezak, dessinateur de «Dantès». C'est une belle et longue histoire de huit années qui se clôt par un bonheur familial sur fond de yacht et de mer bleue. «C'était vraiment une aventure exaltante que j'ai partagée avec Pierre Boisserie et Philippe Guillaume, les deux scénaristes. Ils discutaient à deux voix et ils écrivaient à quatre mains. Et ensuite, je dessinais».

Tout en menant d'autres projets de front, Erik Juszezak a gardé le rythme pour imposer son dessin réaliste dans cette série dont le scénario a parfois réussi à précéder l'information. «C'est vrai que le premier Dantès est sorti le 1er août 2008 alors que l'affaire Kerviel a éclaté en février 2009. C'est dû au flair de Philippe Guillaume qui a été journaliste aux "Échos" avant de devenir scénariste de BD», explique Erik Juszezak. Certainement pas nostalgique, il se souvient d'un premier contact ému avec cette histoire au lien évident avec Alexandre Dumas. «Faire évoluer ce personnage sur 20 ans de sa vie, c'était la mission. Comme le lecteur nous a suivis, c'est encore mieux!».

(Denis Berche/L'essentiel)

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