Protection des animaux: 21 000 euros d'amende pour avoir tué trois oiseaux

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Protection des animaux21 000 euros d'amende pour avoir tué trois oiseaux

Pour avoir empoisonné deux aigles et une buse rares, afin de «protéger les poules», un homme devra payer 21 000 euros. Cette pratique a conduit des espèces au bord de l’extinction.

Deux aigles rares de Bonelli et une buse à longues pattes ont été retrouvés morts près du village de Dierona, à Chypre, grâce à un émetteur GPS installé sur l’un des aigles.

Deux aigles rares de Bonelli (photo) et une buse à longues pattes ont été retrouvés morts près du village de Dierona, à Chypre, grâce à un émetteur GPS installé sur l’un des aigles.

AFP

Les autorités chypriotes ont infligé les toutes premières amendes pour le meurtre d’oiseaux sauvages rares, avec des appâts empoisonnés, a annoncé, lundi, un groupe de protection des animaux sur l’île méditerranéenne. Un individu a été condamné à payer des amendes totalisant 21 000 euros, la semaine dernière, après la découverte de trois oiseaux sauvages morts dans une propriété rurale de Limassol, a indiqué BirdLife Cyprus.

Cette sanction «représente un grand pas en avant qui, espérons-le, aura un fort effet dissuasif sur des actions illégales semblables», a déclaré la coordinatrice du projet de BirdLife, Melpo Apostolidou. «C’est la première fois que l’utilisation criminelle d’appâts empoisonnés est poursuivie à Chypre.»

Grâce à un émetteur GPS

Les infractions ont eu lieu en décembre 2021. Deux aigles rares de Bonelli et une buse à longues pattes ont été retrouvés morts près du village de Dierona, grâce à un émetteur GPS installé sur l’un des aigles. Les preuves recueillies ont permis d’établir un lien entre la mort de ces oiseaux et l’intention du suspect de les tuer. Ce dernier a indiqué avoir voulu «protéger les poules des rapaces», a déclaré Melpo Apostolidou.

La loi chypriote prévoit des peines de prison pouvant aller jusqu’à trois ans ou des amendes allant jusqu’à 20’000 euros, voire une combinaison des deux pour chaque infraction.

BirdLife a décrit l’utilisation d’appâts empoisonnés comme un crime contre la faune, affirmant que cette pratique avait conduit des espèces emblématiques, comme le vautour fauve, jusqu’au bord de l’extinction à Chypre.

Plus que neuf vautours fauves sur l’île

Dans les années 1950, Chypre comptait plusieurs centaines de ces grands vautours. Aujourd’hui, il n’en resterait plus que neuf sur toute l’île. Depuis 2005, 31 vautours ont été empoisonnés et des efforts sont en cours pour repeupler leur population avec des oiseaux venant d’Espagne. Melpo Apostolidou a appelé les autorités à prendre davantage de mesures pour donner un coup d’arrêt à ces empoisonnements.

(AFP)

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