A Nancy: Cinq ans de prison pour un conducteur impliqué dans un accident mortel
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A NancyCinq ans de prison pour un conducteur impliqué dans un accident mortel

NANCY – un homme de 24 ans a été condamné à 5 ans de prison ferme pour homicide involontaire, vendredi à Nancy.

AFP/Illustration

Il conduisait trop vite, sans permis, sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants et avait fini sa course dans un canal où une de ses passagères est morte: un homme de 24 ans a été condamné à 5 ans de prison ferme pour homicide involontaire, vendredi à Nancy.

Le conducteur, qui avait en outre pris la fuite après l'accident, avait comparu le 6 mai en compagnie des trois passagers survivants pour cette sortie de route mortelle survenue le 29 août dernier.

Au fond du canal

Un des passagers, qui avait pris la fuite avec le conducteur, est condamné à deux ans de prison ferme pour non-assistance à personne en péril. Autre passagère, la propriétaire de la voiture, qui n'était pas assurée et dont la carte grise n'était pas à jour, écope de six mois de prison avec sursis et d'amendes. Le quatrième, un militaire qui avait plongé à plusieurs reprise pour tenter de sauver la victime, est relaxé. Le conducteur, William Y., avait perdu le contrôle de la voiture sur un rond-point au sud de Nancy et elle avait fini au fond d'un canal.

Quatre des cinq occupants avaient pu s'en extraire mais Sarah, 21 ans, est morte noyée: le parquet avait requis contre le conducteur cinq ans de prison ferme pour «homicide involontaire».

Les secours appelés une heure après les faits

Après s'être extraits du véhicule, les quatre prévenus étaient restés plus d'une demi-heure sur la berge, hagards, sans appeler les secours. Le militaire avait toutefois tenté de sauver Sarah en plongeant à plusieurs reprises dans l'eau, sans succès. Avec la passagère propriétaire de la voiture, il finira par alerter les secours depuis une station-service voisine, plus d'une heure après l'accident.

Mais le conducteur et le quatrième passager avaient pris la fuite, arrêtant un automobiliste qui les avait déposés à Nancy où ils ont été interpellés près de la gare quelques heures plus tard.

Ces deux prévenus cherchaient «à sauver leur peau» au vu de leurs casiers judiciaires chargés, avait estimé Me Vincent Julé-Parade, avocat de la mère de la victime. Une assertion réfutée par la défense qui avait plaidé l'«état de choc».

(AFP)

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