Révolte egyptienne – Cinq morts au Caire, «c'est la guerre civile»

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Révolte egyptienneCinq morts au Caire, «c'est la guerre civile»

Des heurts ont repris de plus belle jeudi en Egypte entre partisans et opposants au régime de Hosni Moubarak sur la place Tahrir, épicentre de la contestation au Caire.

Pour la première fois, un étranger y a été battu à mort, selon des services de secours. On ignorait dans l'immédiat l'identité ou la nationalité de cet étranger, ou par qui il a été battu. C'est la première fois depuis le début de la contestation le 25 janvier et des violents heurts entre pro et anti Moubarak mercredi qu'un étranger subit un tel sort.

En fin d'après-midi, des milliers de manifestants hostiles au régime étaient massés place Tahrir (Libération), au 10e jour d'une contestation qui risque de plonger l'Egypte dans le chaos. La communauté internationale, qui ne cesse d'appeler à l'arrêt des violences et à une transition immédiate et en douceur du pouvoir, continue d'aider ses ressortissants à quitter le pays.

«C'est la guerre civile»

«Ce qu'on voit devant nous n'est jamais arrivé auparavant. Des accrochages entre Egyptiens, c'est la guerre civile», a déploré un manifestant, Mohamed Sayed Mostafa, 26 ans. Les heurts violents de mercredi et jeudi avant l'aube ont fait au moins cinq morts et plus de 830 blessés, touchés par des pierres, des coups de couteaux et même des balles réelles, selon un bilan officiel. La première semaine de contestation a fait 300 morts selon l'ONU.

Le premier ministre égyptien Ahmad Chafic s'est dit prêt à se rendre place Tahrir tout en affirmant que rester là n'apporterait rien de plus aux manifestants qui y campent depuis le 29 janvier malgré le couvre-feu nocturne. Il a présenté ses «excuses» et promis une enquête sur les heurts sanglants des dernières 24 heures, le pouvoir ayant été accusé d'avoir orchestré la manifestation de ses partisans qui se sont affrontés avec les protestataires.

(L'essentiel online)

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