Bandes dessinées – Clap de fin pour la série «De Cape et de Crocs»

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Bandes dessinéesClap de fin pour la série «De Cape et de Crocs»

Avec un renard français et un loup andalou, deux fiers bretteurs, Ayroles et Masbou ont signé une série forte dont le tome 10 marque la fin.

Avec près d'un million d'exemplaires vendus pour les neuf premiers tomes, «De Cape et de Crocs» est une des séries mythiques du catalogue Delcourt. Le dixième et dernier tome marque la fin des aventures des deux héros, fins bretteurs et beaux parleurs, imaginés par Alain Ayroles et dessinés par Jean-Luc Masbou. Ces deux héros, Messires Armand Raynal de Maupertuis et Don Lope de Villalobos y Sangrin, sont fort différents. Le premier est gascon, fine lame, poète, hâbleur, rusé. C'est un renard. Le second est andalou, bretteur redoutable, hidalgo ombrageux, féroce parfois. C'est un loup.

Tout commence à Venise, au XVIIe siècle, pour ces deux gentilshommes en quête de gloire et de fortune. À bord d'un vaisseau turc, ils s'emparent de la carte du fabuleux trésor des îles Tangerines et embarquent alors pour une chasse au trésor qui les a menés, au fil des albums, de geôles en galères, d'abordages en duels, jusqu'aux confins des mondes.

Ultimes rebondissements, dénouements inattendus et, Molière oblige, improbables retrouvailles… la série prend fin avec «De la lune à la terre», acte X de cette fresque virevoltante, épique et cocasse, d'un bon vieux feuilleton entre théâtre classique et roman picaresque.
«Au départ, les personnages étaient tirés d'une série qui était un jeu de rôle auquel on jouait Jean Luc Masbou, d'autres auteurs de BD et moi- même», explique Alain Ayroles, le scénariste.

«Ces personnages ont fourni notamment le loup, le renard et le lapin de la série. L'histoire elle-même est issue d'une dérivation de Molière, des récits de cape et d'épée, de flibustes et des voyages fantastiques du XVIIe siècle». Et même si l'action se déroule dans un XVIIe siècle de fantaisie, elle reste ancrée dans la réalité, notamment au niveau des costumes, des décors, des galions…

«Bon c'est un XVIIe siècle un peu flou d'autant qu'on a affaire à des animaux qui parlent donc évidemment la réalité historique en prend un coup. Mais on a essayé de rester fidèles à l'esprit du "grand siècle" comme on l'appelle, à travers sa littérature, son théâtre et tout le visuel qui va avec…».

Des animaux qui parlent en alexandrins, mais qui voyagent vers la lune, l'univers d'Ayroles et de Masbou est à nul autre pareil. Une suite de situations rocambolesques!

Denis Berche

«De Cape et de Crocs T. 10- De la lune à la terre».
Ayroles et Masbou. Delcourt.

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