Agression mortelle à Paris – Clément a été assassiné pour ses idées

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Agression mortelle à ParisClément a été assassiné pour ses idées

Le monde politique a vivement réagi à l’agression mortelle par trois skinheads d’un jeune militant d’extrême gauche, mercredi soir à Paris.

Manuel Valls s'est rendu sur place, jeudi matin. (AFP)

Manuel Valls s'est rendu sur place, jeudi matin. (AFP)

Le président François Hollande a «condamné» jeudi «avec la plus grande fermeté l'agression» dont a été victime mercredi soir Clément Méric, 18 ans, «dans une altercation avec un groupe de "skinheads"». Dans un communiqué, le chef de l'État a précisé avoir «donné des instructions les plus fermes pour que les auteurs de cet acte odieux puissent être interpellés dans les plus brefs délais».

De son côté, le patron du PS, Harlem Désir, a annoncé jeudi que son parti appelait à participer au rassemblement prévu à 18h30, à Paris, au lendemain de la bagarre qui a laissé un militant d'extrême gauche dans un état désespéré. «Je renouvelle le soutien du Parti socialiste à la dissolution des groupes d'extrême droite ultraviolents», écrit le n° 1 du PS dans un communiqué. «C'est toute la République qui est meurtrie lorsqu'un jeune homme est lynché, en pleine rue, par des individus aux méthodes fascisantes», écrit le responsable socialiste, souhaitant que «les auteurs de ce crime odieux soient rapidement retrouvés et sanctionnés le plus sévèrement par la justice».

Jean-François Copé, président de l'UMP, a «condamné avec la plus grande force l'agression barbare dont a été victime un jeune homme de 18 ans en plein Paris», jeudi dans un communiqué. «Toute la lumière devra être faite sur ce crime atroce dont les auteurs devront être poursuivis par la Justice», affirme M. Copé, qui a «une pensée toute particulière pour la famille de la victime et ses proches». Plusieurs autres personnalités de droite ont également dénoncé l'acte dont a été victime Clément Méric et qui l'a laissé dans un état désespéré. Nathalie Kosciusko-Morizet a elle aussi dénoncé un «acte barbare», Jean-Pierre Raffarin un acte «triste et révoltant» et Rachida Dati «la haine qui a frappé en plein cœur de Paris».

(L'essentiel Online/AFP)

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