Après LinkedIn et Fortnite – Comme LinkedIn et Fortnite, Yahoo quitte la Chine
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Après LinkedIn et FortniteComme LinkedIn et Fortnite, Yahoo quitte la Chine

L'américain Yahoo, connu pour avoir créé un moteur de recherche très populaire aux débuts du web, a annoncé qu’il quittait la Chine.

Yahoo a cessé ses activités lundi en Chine, alors qu’il y était présent depuis des années (photo d’archives datant de 2007).

Yahoo a cessé ses activités lundi en Chine, alors qu’il y était présent depuis des années (photo d’archives datant de 2007).

AFP

Les services de Yahoo ne sont «plus accessibles depuis la Chine continentale» depuis le 1er novembre, a indiqué le groupe américain dans un communiqué non daté. L'entreprise avait lancé un moteur de recherche dans le pays en 1999, misant sur la croissance d’un gigantesque marché en devenir au moment où internet n’en était qu’à ses balbutiements en Chine. Le géant asiatique est aujourd’hui l’un des pays les plus connectés au monde avec des entreprises locales particulièrement dynamiques et innovantes.

Un porte-parole de Yahoo a justifié cette décision, citant «l’environnement commercial et juridique de plus en plus difficile en Chine», dans une déclaration à l'AFP. Yahoo avait considérablement réduit la voilure en Chine depuis la fermeture de son service de messagerie en 2013.

La grande muraille informatique

L’entreprise américaine est la dernière d’une liste de poids lourds mondiaux à jeter l’éponge sur le marché chinois. Le mois dernier, le réseau social professionnel LinkedIn de Microsoft avait lui aussi annoncé quitter la Chine en raison d’un «environnement difficile». Le jeu phénomène Fortnite a également annoncé ce mardi qu'il allait se retirer de Chine le 15 novembre, a indiqué son éditeur Epic Games, au moment où le pouvoir communiste serre la vis au secteur du numérique. En août, les autorités chinoises avaient imposé une limite drastique de 3 heures de jeux vidéo par semaine aux moins de 18 ans, alors que certains pouvaient passer des journées scotchés à leur écran.

Au nom de la «stabilité», les autorités chinoises suppriment également de la toile les sujets politiquement sensibles et les géants de l’internet sont priés de bloquer les contenus indésirables. Refusant de se plier aux exigences de Pékin, les réseaux sociaux américains Facebook, Twitter, Instagram et YouTube, l’encyclopédie participative Wikipédia, ainsi que de multiples médias étrangers sont totalement bloqués en Chine par une «grande muraille informatique» érigée par les censeurs du régime.

(L'essentiel/AFP)

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