Agression sexuelle – «Comment a-t-il pu s'introduire dans l'école?»
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Agression sexuelle«Comment a-t-il pu s'introduire dans l'école?»

HESPERANGE - Des parents d'élèves décrivent l'émotion profonde qui frappe les familles depuis l'agression sexuelle dont a été victime une élève de cycle 2, jeudi.

«Que répondre à ces fillettes qui ne veulent plus aller aux toilettes par peur de croiser "le vilain monsieur"?».

«Que répondre à ces fillettes qui ne veulent plus aller aux toilettes par peur de croiser "le vilain monsieur"?».

L'essentiel

«Comment un individu a-t-il pu s'introduire dans l'enceinte de l'école et se cacher dans les toilettes alors que les parents n'ont plus le droit d'y entrer depuis le Covid? Que répondre à ces fillettes qui ne veulent plus aller aux toilettes par peur de croiser "le vilain monsieur"? Quelles sont les mesures prises pour sécuriser de toute urgence l'école des enfants?». Dans une lettre ouverte au ministre de l'Éducation nationale, Claude Meisch, et au bourgmestre d'Hesperange, Marc Lies, transmise dimanche à L'essentiel, un parent d'élève de l'école fondamentale d'Hesperange a écrit l'émotion profonde qui frappe les familles depuis l'agression sexuelle dont a été victime une élève de cycle 2, jeudi.

«Toutes nos pensées vont vers elle et sa famille», insiste le courrier. Avant 9h jeudi matin, un homme «en droit d’accompagner un élève d’une classe», selon la Direction de l'enseignement fondamental, s'est introduit dans les toilettes de l'établissement et est accusé d'avoir commis des attouchements sur une élève. Cette dernière «a alerté son institutrice et a été prise en charge par la police», indique le ministère de l’Éducation nationale, qui assure que «la classe concernée a été prise en charge par des enseignants affectés au Groupe de support psychologique».

«On a tendance à se croire protégé»

L'homme a été identifié et interpellé. «Une enquête est en cours», a confirmé la police. «Des mesures ont été incessamment prévues par l’administration communale en vue d’éviter toute récidive», précise le ministère. Selon nos informations, l'accès des parents est admis au précoce mais pas en primaire. «Nous, parents, avons entendu nos enfants prononcer des mots durs, choquants, violents. Les enfants étaient à l'école toute la journée en présence de policiers sans qu'aucun parent ne soit contacté. Comment rassurer des enfants qui ont peur si nous parents, ne sommes pas informés», pointe le courrier.

«Nous avons passé 24 heures avec, pour seules infos, celles données par nos enfants», ajoute une maman, qui admet toutefois que l'école et la police ont dû faire «comme ils ont pu» et que l'identité de la victime a été «protégée». Cette mère réclame «l'interdiction d'entrer des parents dans l'école, même au précoce, la présence de surveillants qualifiés présents dans l’école et aussi dans la cour de récréation» mais aussi des mesures de sécurité durables et dans tout le pays car cela peut arriver partout. On a tendance à se croire protégé dans notre petit Luxembourg mais il faut voir le mal partout et prendre toutes les mesures», insiste-t-elle.

Beaucoup de parents se demandaient, ce week-end, comment en parler à leurs enfants. Quels mots choisir. «Messieurs les élus, nous parents, avons besoin de votre aide, mais plus que tout, nos enfants ont besoin de votre aide!», conclut la lettre.

(L'essentiel/Nicolas Martin et Marion Chevrier)

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