Drame de l'immigration – Comment, au Luxembourg, aider les réfugiés?

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Drame de l'immigrationComment, au Luxembourg, aider les réfugiés?

LUXEMBOURG - Nombreux sont sans doute ceux qui cherchent comment, à leur manière, aider les réfugiés. Les associations luxembourgeoises ont des besoins spécifiques.

Toutes les bonnes volontés seront sans doute bientôt nécessaires pour accueillir les réfugiés.

Toutes les bonnes volontés seront sans doute bientôt nécessaires pour accueillir les réfugiés.

(Croix-rouge)

Il y aura sans doute un avant et un après Aylan. Jusqu’à mercredi matin, la tragédie des réfugiés n’était que chiffres (plus de 2 000 morts en Méditerranée depuis le début de l’année, 3 650 migrants entassés dans des trains pour l’Autriche…). Elle a aujourd’hui le visage d’un petit garçon au short bleu. «On peut tout fuir sauf sa conscience», écrivait Stefan Zweig. Et bon nombre de Luxembourgeois en voyant tourner ces images en boucle dans les médias, auront décidé d’aider, à leur manière, ces hommes, ces femmes et ces enfants qui fuient la guerre.

«Il y a un vrai élan de générosité», note la Croix-Rouge luxembourgeoise. «On a reçu énormément de jouets et de vêtements». Et si l’organisation invite d’abord les Luxembourgeois à faire des dons monétaires car il est parfois difficile de stocker tous les dons matériels, elle reconnait avoir des besoins très spécifiques pour les réfugiés. Et notamment pour les enfants: des cartables, des sacoches, des landaus, des poussettes, des Maxi Cosi mais aussi des serviettes de bain et des baskets pour adolescents seront les bienvenus (www.croix-rouge.lu/vestiaires).

Les stocks débordent

Même son de cloche pour Caritas, «très reconnaissant de l’énorme générosité de la population». Mais «nos capacités logistiques, de stockage en particulier, ont actuellement atteint leurs limites et nous ne sommes pas en mesure d'accepter plus pour le moment». L'association est ainsi à la recherche de lieux d'entreposage et de véhicules de transport. Avec regret, Caritas remercie les nombreux bénévoles qui se sont manifestés mais elle n'est «pas en mesure d'encadrer plus de bénévoles pour le moment» (www.caritas.lu).

De son côté, l’Office luxembourgeois de l’accueil et de l’intégration (OLAI) est à la recherche de personnes pouvant trier les vêtements, aider les enfants à faire leurs devoirs et donner des cours de langues. L’OLAI est ouvert à tous les projets. Il suffit de se faire connaître via info@olai.public.lu.

Si les réfugiés sont pour l’instant davantage concentrés à l’est de l’Europe, les associations luxembourgeoises sont conscientes qu’il leur faudra sans doute prendre en charge bien plus de personnes que prévu dans un avenir proche. Actuellement en pleine concertation, elles présenteront leur plan dans une dizaine de jours afin que toutes les bonnes volontés puissent être mises à contribution avec efficacité.

(Marion Chevrier et Sophia Schülke/L'essentiel)

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