Accord de Paris – Comment le camp Trump s'est déchiré sur le climat

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Accord de ParisComment le camp Trump s'est déchiré sur le climat

D'Ivanka Trump à Steve Bannon, tous les proches du président ont tenté de l'influencer. Pour sa fille, le retrait des États-Unis de l'accord de Paris est un échec.

Des applaudissements nourris ont accueilli l'annonce par Donald Trump du retrait des États-Unis de l'accord de Paris dans les jardins de la Maison-Blanche. Un front uni qui dissimulait mal de grandes absences, après une âpre bataille d'influence livrée par les proches du président américain. Absence rare, la fille du président n'était pas dans la roseraie de la Maison-Blanche pour entendre son père claquer la porte de l'accord de Paris sur le climat.

Espoir des défenseurs de l'environnement quand Donald Trump est entré à la Maison-Blanche, elle allait, selon eux, lui faire entendre raison. Après la victoire du milliardaire, elle avait organisé un rendez-vous entre le démocrate Al Gore, héraut de la lutte contre le changement climatique, et Donald Trump sous les ors de la Trump Tower. Ivanka Trump avait aussi rencontré Leonardo Di Caprio, très engagé sur le sujet.

Rex Tillerson aussi absent

«Quand je ne suis pas d'accord avec mon père, il le sait», assurait en avril la jeune femme de 35 ans, laissant entendre que si elle oeuvrait dans la discrétion, son impact n'en était pas moins réel. Peine perdue. Au lendemain de l'annonce de Donald Trump, tout le monde s'interroge sur son influence réelle. Pour les plus conservateurs à la Maison-Blanche, cela ne fait aucun doute: Ivanka Trump et Jared Kushner forment un couple de «New-Yorkais progressistes» infiltrés dans la West Wing pour faire fléchir le président. Pas cette fois.

Le gendre de Donald Trump n'était pas non plus présent pour l'annonce. Difficile de dire quelle position exacte a défendu ce conseiller peu bavard. Autre absence remarquée jeudi, Rex Tillerson, le chef de la diplomatie américaine et ancien PDG du géant pétrolier américain ExxonMobil était réputé opposé à la sortie des États-Unis de l'accord de Paris, reflétant l'opinion dominante dans le secteur américain des affaires. «Il est important que les États-Unis gardent une place à la table» des débats, avait-il dit après sa nomination

À l'opposé, Steve Bannon, stratège de Donald Trump, a signé un retour en grâce triomphant avec la sortie de l'accord. Son grand sourire dans les minutes précédant l'annonce laissait peu de place au suspense. Scott Pruit, l'administrateur de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), a aussi salué la décision de Trump. Ennemi déclaré des Démocrates et écologistes, Scott Pruitt a déclaré que le dioxyde de carbone n'était pas le facteur principal du réchauffement climatique.

(L'essentiel/AFP)

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