Prix d'économie – Comment organiser la sortie de l'euro?
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Prix d'économieComment organiser la sortie de l'euro?

Un riche eurosceptique a lancé un prix doté de 250 000 livres (285 000 euros) pour récompenser l'économiste qui trouverait un scénario de sortie en douceur de l'euro.

Simon Wolfson, créateur du prix Wolfson, souhaite «motiver les économistes les plus éminents à trouver des solutions» et «éviter un chaos financier qui détruirait les économies, les emplois et la cohésion sociale».

Simon Wolfson, créateur du prix Wolfson, souhaite «motiver les économistes les plus éminents à trouver des solutions» et «éviter un chaos financier qui détruirait les économies, les emplois et la cohésion sociale».

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Selon un communiqué, le «prix Wolfson de l'économie», le plus richement doté dans son domaine après le prix Nobel d'économie, ne sera attribué qu'une fois. Les candidats ont jusqu'au 31 janvier 2012 pour répondre à la question suivante: «Comment gérer une sortie ordonnée d'un ou de plusieurs États membres de l'Union monétaire européenne?»

Le prix est financé par Simon Wolfson, directeur général de la chaîne britannique de vêtements «Next» nommé à la chambre des Lords par le gouvernement conservateur en juin 2010. «Il est aujourd'hui tout à fait possible d'envisager que les pressions politiques et économiques forcent un ou plusieurs États à quitter la zone euro», a-t-il expliqué dans le communiqué.

Maintien ou non de la Grande-Bretagne dans l'UE

Le prix vise à «motiver les économistes les plus éminents à trouver des solutions» et «éviter un chaos financier qui détruirait les économies, les emplois et la cohésion sociale». Le groupe de réflexion «Policy Exchange», qui joue le rôle de secrétaire du prix, compte s'adresser aux principaux économistes du milieu universitaire du monde entier. Les eurosceptiques britanniques sont actuellement dopés par les turbulences de la zone euro.

Les députés doivent voter le 27 octobre pour ou contre un référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'UE, après une pétition de 100 000 personnes réclamant une telle consultation. L'initiative est surtout symbolique, compte tenu de l'arithmétique parlementaire et de l'opposition du Premier ministre, David Cameron, à une telle initiative.

(L'essentiel Online/AFP)

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