Cinéma: Comment Vicky Krieps a ébloui la Croisette

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CinémaComment Vicky Krieps a ébloui la Croisette

L'actrice luxembourgeoise revient du Festival de Cannes avec un prix d'interprétation dans la catégorie «Un certain regard». Le point d'orgue d'une jolie moisson luxembourgeoise.

L'étoile de Vicky Krieps continue de briller de plus en plus fort au firmament du cinéma. L'actrice luxembourgeoise a ainsi fait une très forte impression sur la Croisette, lors du Festival de Cannes. Elle y était présente pour son rôle de l'impératrice autrichienne Sissi, dans le film «Corsage». Un rôle qui lui a rapporté le prix de la meilleure performance dans la catégorie «Un certain regard», prix qu'elle partage avec Adam Bessa, dans «Harka».

Son passage à Cannes a aussi été l'occasion pour Vicky Krieps de présenter ce film. Sissi était «victime de son image» comme le sont les Instagrameurs aujourd'hui, a ainsi déclaré l'actrice dans une interview à l'AFP. «Les photos Instagram nous rendent de plus en plus victimes de notre image, comme Sissi l'était aussi», a affirmé à Cannes l'actrice luxembourgeoise qui enfile les robes de la femme de François-Joseph 1er dans cette nouvelle version, féministe et crépusculaire, de la vie de l'impératrice.

Vicky Krieps sur le tapis rouge du Palais des Festivals, à Cannes.

Vicky Krieps sur le tapis rouge du Palais des Festivals, à Cannes.

Quinze ans après «Marie Antoinette», rhabillée par la réalisatrice Sofia Coppola version Converse et macarons, en reine rongée par l'ennui et la déprime, c'est au tour d'un autre mythe, celui de «Sissi», qui a rendu Romy Schneider célèbre, d'être revisité. Sur une idée de Vicky Krieps, l'Autrichienne Marie Kreutzer s'est emparée de l'histoire de l'impératrice d'Autriche, sommée de se taire, de sourire, de ne pas s'ingérer dans les affaires de l'Empire, et qui sombre dans la mélancolie à la quarantaine.

La moisson luxembourgeoise

«Au bord de la crise de nerfs et de l'effondrement»

Avec ses décors anachroniques, mêlant meubles d'époque et lampes électriques, et sa bande-son signée par la chanteuse et compositrice Camille avec des tubes rocks repris à la harpe, le film entend aussi parler d'aujourd'hui. Avec les réseaux sociaux notamment, «dans toutes les fonctions qu'on prend, dans tous les environnements professionnels, la beauté prend un rôle et ça, ce n'est pas bien du tout! Si on est belle ou beau, on prend plus de place, on vous écoute mieux, on vote pour mieux, et ça c'est le pire», regrette l'actrice révélée dans «Phantom Thread».

Pour le rôle, Vicky Krieps a dû porter un corset, comme Sissi, femme «au bord de la crise de nerfs et de l'effondrement». «C'était dur, ça serre le plexus solaire, là où tous les nerfs sont accrochés. Ça enlève les émotions, j'étais bloquée dans mes émotions, je ne pouvais pas sortir ma tristesse ou ma joie», témoigne-t-elle.

(AFP)

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