Belgique – Condamnée pour un faux profil sur Facebook

Publié

BelgiqueCondamnée pour un faux profil sur Facebook

Un tribunal belge a condamné mercredi à sept mois de prison avec sursis une femme de 38 ans qui avait créé un faux profil Facebook au nom de son ancien patron pour le dénigrer.

Elle laissait croire que son ancien employeur, un homme de 36 ans, entretenait des relations extra-conjugales. (AFP)

Elle laissait croire que son ancien employeur, un homme de 36 ans, entretenait des relations extra-conjugales. (AFP)

La femme avait créé en 2010 un faux profil au nom de son ex-patron sur le célèbre réseau social, puis avait posté plusieurs faux messages laissant croire que son ancien employeur, un homme de 36 ans, entretenait des relations extra-conjugales.

Le parquet avait requis une peine de six mois de prison avec sursis, mais le juge du tribunal correctionnel de Gand (nord-ouest) a alourdi la sanction à sept mois de réclusion avec sursis, assortie d'une amende de 550 euros.

«Ces sites doivent être protégés contre les utilisateurs qui créent de faux profils et endossent des identités existantes, ceci aux seules fins de créer autant d'ennuis que possible à d'autres, tant sur le plan professionnel que privé», a déclaré le juge, Gale Jansen, en rendant un jugement qui constitue une première dans l'histoire judiciaire du royaume.

L'auteur du faux profil Facebook avait été repérée grâce à l'adresse IP de l'ordinateur du couple, ce qui avait amené les enquêteurs à perquisitionner son domicile. La femme a avoué les faits et a déjà versé 5.000 euros de dommages et intérêts à la victime.

Autre affaire d'usurpation

Dans une affaire distincte, également mercredi, un juge d'instruction de Termonde (centre) a placé en détention provisoire une femme de 40 ans qui avait elle aussi créé un faux profil Facebook, usurpant cette fois l'identité de son ancien avocat, Bart De Maeseneir.

«Des commentaires insultants, blessants et méprisants ont été faits à l'encontre de relations professionnelles et de connaissances de l'avocat. Des rendez-vous étaient aussi pris avec des clients, qui plus tard trouvaient porte close, et des conseils juridiques étaient même fournis» sur la page Facebook, où figuraient également des photographies des enfants de l'avocat, a indiqué le parquet.

(L'essentiel Online/AFP)

Ton opinion