Politique en Italie – Conte promet «une nouvelle ère» pour l'Italie

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Politique en ItalieConte promet «une nouvelle ère» pour l'Italie

Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a prononcé un long discours programmatique lundi, revenant largement sur le programme de sa nouvelle coalition.

Giuseppe Conte se lance dans une nouvelle coalition, cette fois sans l'extrême droite.

Giuseppe Conte se lance dans une nouvelle coalition, cette fois sans l'extrême droite.

AFP/Andreas Solaro

Avant un vote de confiance, le Premier ministre italien Giuseppe Conte a promis lundi d'engager l'Italie dans une «nouvelle ère réformatrice», tout en réclamant un coup de pouce de l'Europe sur les règles budgétaires et l'immigration. Dans un discours fleuve d'une heure et demie, le chef du gouvernement, reconduit à son poste à la tête d'une nouvelle majorité entre le Mouvement 5 Étoiles et le Parti démocrate, a présenté un «projet politique de grande ampleur» pour la législature censée durer jusqu'en 2023.

Il a demandé à la classe politique et aux citoyens plus de modération dans le ton et «plus de sobriété notamment sur les réseaux sociaux», tout en réclamant à ses ministres de la «cohésion et de la loyauté». Il faisait clairement allusion à la précédente coalition de gouvernement, unissant le M5S et la Ligue de Matteo Salvini, marquée par des disputes, des grossièretés et des polémiques quotidiennes. «Les citoyens attendent de nous une parole et une action à la hauteur de nos fonctions et aussi un supplément d'humanité», a-t-il dit.

Il veut un «vrai projet commun» européen

Le programme de M. Conte, présenté comme un «pacte politique et social», reprend les grandes lignes de l'accord de majorité. Premier chantier: relancer la croissance d'un pays au bord de la récession, à travers un budget pour 2020 capable d'éviter une hausse automatique de la TVA, «dans un cadre économique international incertain». Dans ce contexte, M. Conte a jugé qu'il fallait «améliorer le pacte de stabilité» de l'UE. L'Italie est à peu près dans les clous pour le déficit annuel mais ploie sous une dette supérieure à 132% du PIB.

Pas sûr que tous les partenaires européens de l'Italie soient d'accord: l'ex-chancelier autrichien Sebastian Kurz, qui a de bonnes chances de revenir à son poste en septembre, a balayé une telle hypothèse: «Nous ne sommes pas prêts à payer la dette des Italiens». M. Conte espère surtout un ballon d'oxygène européen pour les investissements. Au niveau européen, il a appelé à un «vrai projet commun» et proposé l'idée d'une «conférence sur l'avenir de l'Europe».

(L'essentiel/afp)

La confiance votée

Les députés italiens ont voté lundi soir à une large majorité la confiance au nouveau gouvernement de Giuseppe Conte, à l'issue d'une journée de débats houleux à la Chambre basse du Parlement. Sur les 606 députés ayant voté, 343 ont accordé leur confiance au gouvernement, 263 l'ont refusée et trois se sont abstenus, selon le décompte officiel.

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