Covid au Luxembourg – CovidCheck et fin des tests rapides divisent l'horeca

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Covid au LuxembourgCovidCheck et fin des tests rapides divisent l'horeca

LUXEMBOURG – Entre restrictions aux clients et amélioration de la situation sanitaire, les gérants des restaurants ne voient pas tous les nouvelles mesures de la même manière.

Les clients des restaurants seront soumis à de nouvelles règles plus strictes.

Les clients des restaurants seront soumis à de nouvelles règles plus strictes.

L'essentiel/JG

Le secteur horeca ne réagit pas de manière unanime aux nouvelles restrictions annoncées vendredi par le gouvernement. «Cela sera plus compliqué pour les personnes non vaccinées, qui auront plus de mal à profiter d’un café ou d’une boisson. D’un autre côté, c’est bien de prendre ses précautions contre le virus», résume Angelina, responsable de l’établissement Chique o Latte, dans la capitale.

Elle fait référence à la mise en place systématique du CovidCheck et à la fin des tests rapides le 1er novembre. Il faudra désormais payer plus de 20 euros dans un centre agréé pour disposer d’un test valide.

«Rassurer la clientèle»

«Je trouve cela normal, il faut inciter les gens à se faire vacciner», tranche Jean, patron du Rabelais, sur la place d’Armes. Selon lui, la mesure peut «rassurer la clientèle, surtout les personnes âgées». Un autre restaurateur, qui utilisait le CovidCheck, se réjouit de «ne plus gérer les tests rapides, qui faisaient perdre du temps aux serveurs».

Tous disent que la situation actuelle est difficile pour le secteur. «C’est trop calme, les gens ont peur et ce n’est pas trop pratique avec les tests. Du coup, il y a moins de clients qu’avant la crise», déplore le serveur d’un kebab. Le gérant d’un restaurant, qui sert «entre 25 et 40 couverts le midi, contre 90 à 120 auparavant», est remonté contre les nouvelles mesures.

«C’est ridicule, quelle est la différence entre un test rapide en centre et un test rapide effectué au restaurant?», interroge celui qui alternait entre l’instauration du CovidCheck et les tables réduites. Il craint un nouveau reflux de la clientèle: «Les non-vaccinés jouaient le jeu avec les tests. Désormais, s’il faut payer, ils ne le feront plus».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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