Insolite – Criblé de dettes, il propose de gagner sa maison

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InsoliteCriblé de dettes, il propose de gagner sa maison

Un père de trois enfants sans activité professionnelle depuis deux ans, a tenté un pari audacieux pour éponger ses dettes : organiser un concours payant sur Internet avec sa demeure en gros lot.

Un père de famille ayant contracté des dettes propose de gagner sa maison sur Internet. (dr)

Un père de famille ayant contracté des dettes propose de gagner sa maison sur Internet. (dr)

«Grâce aux droits d’inscription au jeu qui s'élèvent à 30 euros, nous allons pouvoir couvrir le prix de la maison et faire face aux différents frais liés aux taxes, au crédit, aux frais de notaire, d’huissier... ce qui nous permettra d’être sauvés», a expliqué Stéphane Iglicki, qui n'arrive pas à vendre son bien, d’une surface habitable de 700 m2, agrémenté d'un terrain de 3 000 m2, au prix du marché (entre 400 et 600 000 euros).

Pour participer, le joueur doit s'inscrire sur le site dédié , payer via une plate-forme sécurisée et répondre à une série de questions, différentes pour chaque partie, durant 2 minutes précisément. «Le joueur qui aura obtenu le plus gros score remportera la maison», explique l'organisateur du jeu, âgé de 39 ans. Le règlement précise qu’en cas d’insuffisance du nombre de participants, «Stéphane Iglicki se réserve la possibilité d'allonger la durée du jeu de six mois renouvelables (...) voire l’annuler purement et simplement en remboursant les personnes ayant déjà participé».

Un jeu-concours, pas une tombola

Stéphane Iglicki explique avoir bien étudié le concept afin d'agir dans le respect de la législation. «Ce n'est absolument pas une tombola. Il s'agit d'un jeu-concours où le hasard n'a pas sa place. Le gagnant sera celui qui a le mieux répondu aux questions», insiste-t-il. Le règlement du jeu a été déposé chez un huissier de Châteaudun, qui a confirmé la probité de la démarche.
«Il y a encore deux ou trois ans, je gagnais entre 5 000 et 10 000 euros par mois en tant qu’indépendant dans le conseil de gestion de patrimoine en bourse», indique-t-il.

En 2007, il est victime d’un ulcère. «C’est à ce moment que j’ai décidé d’arrêter cette activité qui génère beaucoup de stress». Il envisage de se lancer dans la formation financière. Mais crise oblige, c’est un fiasco. Depuis deux ans, ses revenus sont inexistants tandis que les emprunts courent toujours.

«Notre famille a besoin de 20 000 participations pour rentrer dans ses frais», annonce-t-il. Un pari osé, mais le père de famille ne compta pas renoncer aussi facilement: «Je crois en ce jeu. Et quoi qu'il en advienne, je préfère tomber en m’étant battu jusqu'au bout plutôt que de crever tout de suite et tout donner à la banque».

lessentiel.lu avec AFP

Pour participer au concours:

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