Enquête en Allemagne – D'anciens gardiens d'Auschwitz retrouvés?

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Enquête en AllemagneD'anciens gardiens d'Auschwitz retrouvés?

Le parquet de Hanovre a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête préliminaire contre trois hommes soupçonnés de «complicité de meurtres» pour leur rôle dans le camp de concentration allemand.

Les trois hommes, âgés aujourd'hui de plus de 90 ans, sont soupçonnés de «complicité de meurtres» pour leur rôle de gardien dans le camp de concentration et d'extermination nazi.

Les trois hommes, âgés aujourd'hui de plus de 90 ans, sont soupçonnés de «complicité de meurtres» pour leur rôle de gardien dans le camp de concentration et d'extermination nazi.

AFP

«Il s'agit de trois suspects présumés, qui auraient été gardiens» à Auschwitz, a indiqué un porte-parole du parquet. Ces trois hommes sont âgés d'environ 90 ans, selon le quotidien régional Neue Osnabrücker Zeitung, qui a révélé l'info. Ils appartiennent à un groupe de 30 personnes dont l'Office central d'enquête sur les crimes du national-socialisme avait transmis les dossiers début septembre aux parquets régionaux en recommandant des poursuites.

L'Office, qui ne peut lui-même inculper ces personnes, avait examiné initialement 49 dossiers d'anciens gardes du camp de concentration d'Auschwitz construit par les nazis en Pologne occupée, dont le plus âgé avait 97 ans. Sur ces 49 gardiens de camps identifiés, neuf sont décédés, sept vivent à l'étranger, deux n'ont pu être retrouvés et un autre fait déjà l'objet de poursuites initiées par le parquet de Stuttgart (sud-ouest). Pendant plus de 60 ans, les tribunaux allemands n'ont jugé que des accusés pour lesquels ils disposaient de preuves directes ou de témoignages.

Mais la condamnation de l'apatride d'origine ukrainienne John Demjanjuk à Munich en mai 2011 a fait jurisprudence en élargissant la qualification de complicité de meurtre à des personnes ayant des postes même subalternes, même sans preuve de leur implication directe dans les crimes. Plus de 6 000 personnes ont travaillé à Auschwitz, où quelque 1,1 million de Juifs, Tziganes, résistants polonais, opposants politiques ou homosexuels ont péri dans des chambres à gaz, d'épuisement ou de maladie. Depuis les procès des dignitaires nazis à Nuremberg en 1945-46, environ 106 000 soldats allemands ou nazis ont été jugés, 13 000 reconnus coupables et la moitié condamnés, selon l'Office.

(L'essentiel Online/AFP)

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