En musique – Damon Albarn se met à nu sur son premier solo

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En musiqueDamon Albarn se met à nu sur son premier solo

Avec «Everyday Robots», le leader de
Blur et de Gorillaz sort un premier opus en solo empreint de spleen.

À 46 ans, et après un parcours marqué par son goût pour l’exploration musicale et les collaborations, Damon Albarn se lance en solo avec le beau et mélancolique «Everyday Robots». En 25 ans de carrière, ce Londonien s’est imposé comme l’un des plus doués de sa génération. Au cœur de la vague Britpop avec Blur dans les années 90, il a su évoluer et emmener le groupe vers le rock, l’électro et les musiques africaines avant de le mettre en pause. Damon Albarn a créé le premier groupe virtuel Gorillaz, dont il est le seul membre permanent, des supergroupes avec des membres des Clash ou des Red Hot Chili Peppers, composé des opéras et multiplié les ponts entre musiciens africains et occidentaux.

«Everyday Robots» est né d’une collaboration. Celle avec Richard Russell, patron du label XL Recordings, avec lequel il a produit l’album de Bobby Womack. Sur cet album très réussi, on se rend compte à quel point Damon Albarn, finalement, n’a jamais cessé d’être lui-même à travers ses différentes incarnations, tant l’univers d’«Everyday Robots» semble familier avec cette mélancolie qui baigne quasiment chaque titre de l’album, sauf «Mr Tembo».

On retrouve enfin sur «Everyday Robots» sa capacité à intégrer des éléments musicaux venus du monde entier, des formes expérimentales dans une pop qui reste merveilleusement accessible. La chanson-titre s’ouvre sur des flûtes «orientalisantes», des steel-drums hantent «You & Me», l’électro se marie à la guitare sèche et au piano, avec toujours sa voix caressante comme fil conducteur.

«Everyday Robots», Damon Albarn, distrib. Warner, dispo.

(L'essentiel)

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